Depuis l’échouage de la plate-forme Kulluk de Shell sur les côtes de l’Alaska, le département de l’Intérieur des États-Unis et la garde côtière américaine ont lancé des enquêtes indépendantes pour faire la lumière sur les causes des ennuis qui ont plombé les efforts de forage de la compagnie dans le Grand Nord.

Ces enquêtes urgentes seront conclues dans à peine 30 jours et pourraient déterminer qu’on ne peut laisser Shell forer impunément en Arctique. Entre-temps, le président Obama a rappelé avec plus de force que jamais, la semaine dernière, la nécessité de trouver des solutions aux problèmes climatiques, « pour le bien de nos enfants et pour notre avenir. »

Cela signifie que nous pouvons profiter actuellement d’une belle ouverture pour faire pression directement sur le gouvernement américain, afin de l’amener à suspendre les plans de forage de Shell en Arctique.

Malgré les enquêtes, Shell a annoncé récemment que ses plates-formes ravagées par les conditions arctiques seront remorquées jusqu’en Asie, via le Pacifique, pour y effectuer d’urgentes réparations. La pétrolière souhaite préparer l’ensemble de ses plates-formes en vue d’une nouvelle tentative de forage pétrolier, l’été venu. Il est donc urgent de s’assurer que le président Obama prenne des mesures pour contrecarrer ces plans.

Obama sait que l’opinion publique est de notre côté, puisqu’une majorité d’Américains est d’avis que les changements climatiques constituent un problème sérieux. La façon dont il traitera le dossier du comportement irresponsable de Shell en Arctique donnera le ton au nouveau Secrétaire à l'intérieur des États-Unis. En effet, cette personne aura pour tâche de superviser les résultats des enquêtes sur Shell et de gérer le pire scénario que représenterait une fuite de pétrole dans les eaux arctiques.

Shell a démontré à maintes reprises son incapacité à mener à bien ses opérations de forage dans les eaux inhospitalières des mers des Tchouktches et de Beaufort. De plus, le forage continu pour trouver le pétrole même qui fait fondre à vue d’œil la calotte glaciaire est, en soi, une recette parfaite pour un désastre climatique.

Shell mène ses activités là où sévissent des conditions climatiques parmi les pires et les moins prévisibles de la planète, à des endroits où la marge de manœuvre est pratiquement inexistante, en cas de désastre à grande échelle. L’Arctique canadien et ses habitants vivent sous la menace des effets potentiellement dévastateurs d’une fuite de pétrole, juste au-delà des nos frontières.

Vous êtes des centaines de milliers à avoir agi pour exhorter le président Obama à déclarer un moratoire sur le forage pétrolier en Arctique, mais il est clair qu’il faudra encore plus de voix pour attirer son attention.

Cliquer ici pour demander à Obama de mettre fin à l’assaut irresponsable de Shell sur l’Arctique !