Marie AntoinetteÉDIFIANT ! Suite à une question du député Bernard Bigras du Bloc Québécois le 9 mai dernier à la Chambre des Communes concernant l'absence d'étiquetage des OGM, le ministre conservateur fédéral de l'agriculture, Chuck Strahl, a affirmé que 'les consommateurs devraient toujours faire savoir qu'ils ont le dernier mot. Ils peuvent ne pas acheter des produits s'ils ne [le veulent pas]...'. On savait que le gouvernement de Harper n'avait pas l'intention d'imposer l'étiquetage obligatoire des OGM. Mais comment le ministre Strahl suggère-t-il que les consommateurs n'achètent pas d'OGM s'il n'y a pas... d'étiquetage obligatoire ? Juste avant la révolution française, le reine Marie-Antoinette avait suggéré au peuple affamé de manger du gateau s'il ne pouvait pas se payer du pain... On connait la suite... La carrière politique de Marie-Antoinette a été sérieusement à 'raccourcie'. En attendant, vous pouvez envoyer un courriel à Louis XVI du Québec pour qu'il mette en place l'étiquetage obligatoire des OGM.

Compte-rendu de la Chambre des communes du 9 mai 2007

Bernard Bigras (Rosemont-La Petite-Patrie, BQ): Monsieur le Président, cela fait déjà trois ans que le gouvernement fédéral a adopté une norme volontaire sur l'étiquetage des OGM. Malgré cela, pas une seule étiquette mentionnant les OGM n'a été trouvée par les consommateurs du Québec et du Canada.

Sachant que plus de 80 p. 100 des consommateurs au Québec et au Canada veulent l'étiquetage obligatoire, une mesure déjà appliquée dans une quarantaine de pays, le gouvernement a-t-il l'intention de donner aux consommateurs le droit de savoir si leurs aliments contiennent, oui ou non, des OGM?

[Traduction]

L'hon. Chuck Strahl (ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé, PCC): Monsieur le Président, cela présente un grand intérêt pour les ministres fédéral et provinciaux de l'Agriculture. Un groupe de travail composé de ces ministres et de leurs hauts fonctionnaires travaille actuellement et met des idées et des propositions en avant.

Nous avons aussi participé récemment à un colloque international à Montréal. Jusqu'à 35 pays y ont participé, encore une fois pour tenter de trouver une façon de respecter nos obligations internationales tout en permettant le fonctionnement des exploitations agricoles et en continuant de garantir la sécurité de nos aliments. Nous travaillons à ce dossier et tentons de parvenir à  un consensus.

Entre-temps, les consommateurs devraient toujours faire savoir qu'ils ont le dernier mot. Ils peuvent ne pas acheter des produits s'ils ne...