Réaction de Greenpeace à l’annonce du gouvernement du Québec sur le système de plafond et d’échange d’emission (PEDE)

Greenpeace accueille positivement l’annonce de la mise en place d'un système de plafond et d’échange d’émission (PEDE) (« bourse du carbone ») par le Québec même si son efficacité réelle dépendra de nombreux facteurs comme:
+ la valeur monétaire de la tonne de carbone à un niveau suffisamment incitatif
+ les secteurs inclus et exemptés (comme celui des transports)
+ la rapidité d’application et la rigueur du système de vérification et comptabilité.
« Face à l’abandon scandaleux et criminel du protocole de Kyoto par le gouvernement Harper, le Québec doit réaffirmer qu’il respectera les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et détailler comment il atteindra ces objectifs. La bourse du carbone ne sera pas suffisante pour atteindre seule ces objectifs, mais doit s’intégrer dans une politique énergétique cohérente axée sur l’efficacité et les énergies renouvelables comme le « solaire », constate Éric Darier, Directeur de Greenpeace Québec.
Greenpeace invite également les autres provinces canadiennes et états américains à agir pour réduire leurs émissions de GES comme prévu par la Western Climate Initiative (WCI).
« Afin d’assurer une comptabilisation adéquate des réelles émissions de GES au Québec, Greenpeace exige néanmoins que les émissions de carbone biogénique provenant de la combustion de biomasse soient comptabilisées annuellement et ce, sur l’ensemble du cycle de vie de la biomasse plutôt que d’être automatiquement considérées comme carboneutre telles qu’elles le sont actuellement » conclut Nicolas Mainville, responsable de la campagne Forêt et auteur du récent rapport de Greenpeace De biomasse … à biomascarade.