Hier le groupe environnemental Canopée s’est retiré de l’Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC). Le retrait de Canopée est un autre indice démontrant à quel point cette Entente ne fonctionne pas. Grâce à des collaborations avec des centaines de grands joueurs corporatifs, Canopée est une organisation très respectée qui a changé le portrait de l’industrie du livre et de l’impression en Amérique du Nord. Leur départ de l’EFBC témoigne de l’incapacité de l’Entente à concrétiser une plus grande protection de la forêt boréale et est le signe d’une structure dysfonctionnelle. L’EFBC n’est tout simplement plus un outil crédible pour la conservation de la forêt boréale.

La meilleure façon d’évaluer le succès de cette Entente est en mesurant si les promesses faites ont réellement été tenues. Malheureusement, pas même un hectare de forêt n’a réellement été protégé grâce à l’EFBC, alors que la science appelle à la protection de millions d’hectares de forêt à travers le Canada afin de sauver les espèces menacées et les fonctions des écosystèmes. Le retrait de Canopée de cette Entente montre que de nouvelles solutions sont nécessaires pour assurer la sauvegarde de la forêt boréale dans un réseau d’aires protégées et de zones tampons couvrant  de 50 à 70% du territoire comme la science le recommande.

Pendant ce temps, les coupes forestières agressives et les constructions de chemins continuent, menaçant du même coup l’habitat essentiel d’espèces en péril comme le caribou forestier.  Greenpeace poursuivra avec acharnement ses pressions auprès des entreprises forestières et du gouvernement afin d’assurer la sauvegarde des forêts menacées comme la Vallée de la Broadback et les Montagnes Blanches.