Nicolas Mainville a livré un discours électrisant devant les 300 000 personnes réunies pour manifester leur appui au Jour de la Terre, le 22 avril dernier à Montréal.

Alors que s’entame la sixième journée de la campagne électorale, Greenpeace au Québec se dote d’un nouveau directeur et met au défi les partis politiques à ramener l’environnement à l’ordre du jour.

Pour son premier mandat à titre de directeur de Greenpeace au Québec, Nicolas Mainville entend talonner les partis sur les dossiers environnementaux. Il sera disponible pour analyser et commenter la campagne électorale à titre d’expert en environnement, particulièrement sur la question du Plan Nord, dossier qu’il suit de près depuis 2008.

« L’heure est aux partis de présenter leur vraie nature : sont-ils dignes de s’engager à faire face aux défis environnementaux colossaux de ce siècle et à présenter des plateformes à la hauteur des ambitions des Québécoises et des Québécois ? », a affirmé Nicolas Mainville, nouveau directeur de Greenpeace au Québec. « Après plusieurs années où l’environnement semble avoir été relayé au second plan, il est temps que nos politiciens, toute formation confondue, ramènent ce dossier prioritaire à l’agenda. »

Appel à la mobilisation

Dans un même souffle, le nouveau directeur a invité les 40 000 membres de Greenpeace au Québec et l’ensemble de la population à participer activement à cette campagne électorale. Pour se faire, des questions à poser aux candidats seront mises à la disposition des électeurs tout au long de la campagne. La lutte aux changements climatiques, la gestion des ressources naturelles, la fermeture de Gentilly-2 et la protection des forêts seront les principaux thèmes suivis par Greenpeace. L’organisation entend aussi questionner ses membres quant à leurs priorités environnementales et en informer les partis.

Le Plan Nord sous la loupe de Greenpeace

Selon Greenpeace, le Plan Nord et les quelque 900 000 km2 d’écosystèmes vierges ouverts à l’industrialisation représentent l’une des pires menaces environnementales sur le Québec depuis des décennies. L’organisation demande des engagements clairs quant à la protection des dernières forêts vierges situées sur le territoire du Plan Nord et entend questionner les partis sur cet enjeu.

À propos de Nicolas Mainville

Biologiste de formation et détenteur d’une maîtrise en sciences de l’environnement, M. Mainville se spécialise dans les enjeux de conservation de la biodiversité et de l’amélioration des pratiques forestières en forêt boréale québécoise. Il assure le poste de responsable de la campagne forêt au sein de Greenpeace depuis avril 2009. Auteur des rapports scientifiques Refuge Boréal (2010) et De biomasse à biomascarade (2011), M. Mainville s’intéresse aux ponts à faire entre le milieu de la recherche, la mobilisation citoyenne et les politiques publiques. Il a d’ailleurs obtenu un Phénix de l’environnement en 2004. Nicolas Mainville succède à Éric Darier, récemment nominé à Greenpeace International.

Pour suivre Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace au Québec, sur Twitter : @Boreal_Nick

Pour signer la pétition de Greenpeace pour un gel du Plan Nord.