La douzaine d’orques prisonnières des glaces a finalement échappé de ce qui était perçu comme une situation de plus en plus précaire. D’après les vidéos partagées par la petite communauté d'Inukjuak, dans le Nord du Québec, les orques devaient se contenter d'un trou d'une dizaine de mètres dans la banquise par lequel elles respiraient à tour de rôle. Un spectacle déchirant que vous avez été nombreux à partager sur les médias sociaux.

 

 

Alors que le sort de ces animaux suscitait l'inquiétude au Canada et ailleurs dans le monde, de nombreux partisans de Greenpeace nous ont demandé s'il y avait quelque chose que nous pourrions faire. L’Arctic Sunrise, notre seul bateau capable de naviguer dans les glaces de l’Arctique, n’étant pas à proximité, nous espérions que les pressions sur le ministère des Pêches et des Océans pourraient encourager celui-ci à agir. Faire venir un bateau prend du temps, mais en fin de compte, l'envoi d'un brise-glace pour ouvrir un chemin pour les baleines n’a pas été nécessaire. D’après les membres de la communauté d’Inukjuak, les orques auraient trouvé un moyen de sortir.

Protection des baleines : un enjeu plus vaste

Pour venir en aide aux orques, Greenpeace travaille à s’attaquer aux problèmes qui menacent directement leur survie : la destruction de leurs habitats, l’augmentation du trafic pétroliers et les changements climatiques. Nous insistons sur le fait que cette situation ne devrait pas être considérée comme un incident isolé, car elle illustre un problème beaucoup plus vaste.

Notre nouvelle réalité climatique modifie les océans et la banquise, ce qui rend ce genre de situations potentiellement plus susceptibles d’arriver dans un avenir rapproché. Voilà à quoi ressemblent les changements climatiques : écosystèmes perturbés, évolution des habitats et espèces en situation de stress.

Nous sommes tous ravis que ces baleines aient réussi à se sortir de ce piège, mais les orques et les autres animaux marins font toujours face à un avenir incertain. Les menaces telles que la surpêche et l'acidification des océans (due à l’abondance de CO2 dans l’atmosphère) continuent de croître tandis que les politiques canadiennes de protection de l’environnement disparaissent peu à peu.

Avec le soutien de ses membres, Greenpeace continuera à travailler pour la promotion, auprès des communautés et des gouvernements, de solutions qui peuvent ouvrir la voie aux alternatives énergétiques et mettre fin à la surexploitation des océans. Tant et aussi longtemps que nos gouvernements continueront à financer et à laisser faire les industries les plus polluantes et les plus destructrices en Arctique ou ailleurs, ces baleines seront en danger.