Saviez-vous qu'environ 700 produits fait à partir de la nanotechnologie sont déjà sur le marché sans qu'il existe de procédures rigoureuses pour en évaluer les risques ? Et tout cela sans étiquetage ! Et bientôt des aliments nanotech qui vous permettront de goûter n'importe quelle saveur d'aliments en mâchant de la gomme ! Cela ne vous rappele-t-il pas un autre dossier ? Celui des OGM ?

Les nanotechnologies permettent la production atome par atome ou molécule par molécule de nouveaux produits. Les nanotechnologie n'ont pas été rigoureusement testés pour leur innocuité et leur degré de toxicité. Il n'existe pas de cadre réglementaire et d'évaluations spécifiquement adaptées aux risques des nanotechnologies. Les méthodes cavalières avec lesquelles on introduit sur le marché les nanotechnologies se comparent à la manière dont les OGM se sont tout à coup retrouvés dans nos assiettes sans débat public et sans étiquetage. Heureursement qu'il y a des organisations internationales comme ETC et des scientifiques responsables, de regroupements, des citoyens individuels, et des conférences citoyennes pour sonner l'alarme (+ Blog).

L'Institut national de santé publique du Québec et la Commission de l'éthique de la science et de la technologie du Québec ont notamment illustré les types des risques potentiellement catastrophiques pour la santé et l'environnement. Bref on devrait rebaptiser les nanotechnologies comme des nécrotechnologies. Et je ne parle parle pas des applications militaires des nanotech ! Avant d'autoriser les nanotechnologies et d'investir 140 M$ comme l'a déjà fait le gouvernement du Québec, il faudrait tenir un large débat public sur les enjeux qui en découlent et adopter le principe absolu de précaution. Il faut se méfier des marchands du temple des nanotechnologies. On nous promettait aussi des miracles avec les OGM. Mais la réalité est la suivante : les seuls OGM commercialisés à ce jour à grande échelle sont des plantes résistantes aux herbicides et des plantes pesticides. Les contaminations génétiques qui menacent la biodiversité sont largement ignorées. Un protocole international sur la prévention des risques sur les nanotechnologies devrait être établi et ratifié par l'ensemble de la communauté internationale avant qu'elles ne soient autorisées. (dossier par InfOGM)