Les dizaines de milliers d’étudiants en grève nous ont donné, le 22 mars, une belle leçon d’engagement citoyen pour le bien commun.

Parce que, parfois, les lois sont injustes et qu’elles favorisent des intérêts privés plutôt que l’intérêt de tous, il est du devoir du citoyen de réagir, pacifiquement. Et c’est précisément ce que symbolisent ces rues habillées de rouge : arrêtons de vouloir détruire les fondements de ce qui constitue une société moderne, éduquée et solidaire.

C’est pour cette raison qu’hier, j’ai participé à ce grand rassemblement de plus de 200 000 personnes dans les rues de Montréal. En compagnie de bénévoles et collègues de Greenpeace, j’ai été témoin d’un moment historique, beau et énergisant. Une foule majoritairement composée d’étudiants, mais aussi de familles, de syndicats et de professeurs venus prêter main forte à un mouvement dèjà bien établi.

 

Notre société, un écosystème

Les enjeux de cette grève, qui dure depuis maintenant plusieurs semaines, dépassent bien largement celui de l’accès à l’éducation. Si je me trouvais dans le cortège hier, c’est parce que j’aime à imaginer la société québécoise comme un écosystème. Un écosystème unique, riche et fragile, composé de services essentiels qui, dans l’intérêt collectif, doivent être mis à l’abri de l’économie de marché. Ces services essentiels, ce sont notamment l’accès à l’éducation, l’accès à des soins de santé pour tous et la protection de nos milieux de vie, de notre environnement. Ces services, lorsqu’ils sont garantis, permettent la paix sociale. Tout comme dans un écosystème, lorsque l’une de ces composantes est fragilisée, c’est l’ensemble qui est menacé. Au-delà de cette augmentation de 1625$ des frais de scolarité sur cinq ans, il faut y voir une menace bien plus grande pour l’ensemble de la société. Une menace qui aura pour résultat de supprimer le tremplin social que représente l’accès aux études universitaires et de diminuer l’esprit critique de toute une population.  Comme la foule le scandait si bien hier dans les rues, « UN PEUPLE INSTRUIT, JAMAIS NE SERA SOUMIS ».

Mobilisation générale le 22 avril

Le bel exemple de solidarité que nous donnent ces étudiants et étudiantes qui envahissent l’espace public est pour moi un signe d’espoir. L’espoir que le «’vivre ensemble » puisse l’emporter sur l’individualisme. Il faut se servir de ce bel élan afin de toucher toutes les sphères de la société québécoise. Pour cette raison, je vous invite nombreux à participer à l’événement du 22 avril afin de poursuivre cette lutte. 

D’ici là,  je nous souhaite un printemps, non pas tranquille, mais animé. Animé par la conviction que nous méritons de vivre dans une société plus équitable, solidaire et durable. Un printemps loin de cet hiver que nous offrent actuellement nos gouvernements.

 

Voici un extrait de la déclaration du 22 avril :

Nous nous rassemblons
Parce que nous croyons que l’utilisation de nos richesses naturelles
Doit se faire en accord avec les populations
En harmonie avec la nature
Au profit de tout le monde
Et dans l’intérêt des générations à venir

Cliquez pour lire la suite et signer la déclaration 


 

Devenez bénévoles avec Greenpeace pour le 22 avril 

Consultez la page Facebook de l’événement

Consultez le site du 22 avril.

Plus de 200 personnalités et citoyens signent pour un printemps québécois