Comment guérir des sables bitumineux? La tâche est grande, mais possible.
Et comme tout grand projet, il faut se décider à faire les premiers pas. C’est l’idée derrière la « Marche pour la guérison » (
Healing walk de son nom d’origine) qui se tiendra les 5 et 6 juillet prochains à Fort McMurray, en Alberta. Pour sa 4e édition, les organisateurs pourront compter sur la présence d’une délégation québécoise qui a répondu à l’appel. Et Greenpeace y sera!

Photo courtesy Occupy Love / Velcrow Ripper

Une délégation québécoise en marche

Sous l'initiative de l'organisation de solidarité Alternatives, une première délégation québécoise composée d’une quinzaine de représentants de groupes québécois quitte aujourd'hui pour une mission d'observation à Fort McMurray, en Alberta. L’objectif? Observer les impacts environnementaux et sociaux de cette industrie controversée afin de pouvoir en témoigner. Je visiterais également les installations de la pétrolière Suncor afin d’entendre la version de l'industrie. Des personnalités internationales comme Naomi Klein et Bill McKibben participeront également à l'événement ainsi que plusieurs personnalités d'ici notamment le metteur en scène Dominic Champagne et l'ancien porte-parole étudiant Gabriel Nadeau-Dubois.

Guérir des sables bitumineux

Guérir des sables bitumineux,la cinquième menace climatique au monde, est-ce possible? Oui, et il le faut. Les solutions existent et plus que jamais, il est du devoir de nos gouvernements d’investir dans les solutions vertes plutôt que de continuer de verser 1,3 milliards de dollars en subvention à l’industrie des combustibles fossiles. Guérir des sables bitumineux, cela signifie dire non àl'inversion du pipeline 9B d'Enbridge qui permettra l’expansion des sables bitumineux en faisant passer le pétrole sale de l’Alberta sous les pieds des Québécois(e)s. L’augmentation des émissions de gaz à effet de serre sera très significative si le Québec commence à importer du pétrole des sables bitumineux. Même Barack Obama a affirmé la semaine dernière lors de son discours sur les changements climatiques que le projet de pipeline de sables bitumineux Keystone XL ne sera pas autorisé s’il entraîne une hausse significative des émissions de GES. Comme l’a si bien résumé mon collègue Michel Lambert, directeur d'Alternatives et coordonnateur de la délégation : « Les projets d'oléoducs de sables bitumineux ne concernent pas que les écologistes. C'est à l'ensemble de la population de décider si nous voulons vraiment encourager l’expansion des sables bitumineux en permettant l'inversion de ce pipeline, pas aux lobbyistes d'Enbridge. »

En solidarité avec les Premières nations de l’Alberta, qui, tous les jours, voient leur territoires ancestraux détruits par l’exploration et l'exploitation des sables bitumineux, je vous invite à soutenir la « Marche de la guérison ». Via les médias sociaux, vous pourrez suivre la marche sur Twitter en suivant ce fil de conversation #qcdanslessables et mon propre compte @patbonin. 

Pour les dernières nouvelles de la délégation québécoise à la Marche de la guérison, consultez le site : www.alternatives.ca

Pour en savoir davantage sur la Marche de la guérison (Healing walk) : www.healingwalk.org (en anglais)