G Iroquois FRJe vous incite fortement à visiter, à Montréal, l'exposition LES IROQUOIENS DU ST-LAURENT - PEUPLE DU MAÏS au musée d'archéologie et d'histoire de Pointe-à-Callière. On y apprend entre autres que de l'an 1200 à l'arrivée des européens, les iroquoiens travaillaient trois cultures en combinaison : le maïs, les haricots et la courge. Cela leur fournissaient 70 à 80 % de leurs calories quotidiennes.

La culture en combinaison avait des avantages agronomiques. En effet, le maïs sert de tuteur aux haricots. Quant au haricot, celui-ci fixe l'azote au sol, ce qui profite au maïs et aux courges. Ces dernières, elles, en restant basses et en tapissant le sol de leurs grandes feuilles ... conservent l'humidité durant les sécheresses et minimisent la pousse des mauvaises herbes.

"Les iroquoiens pratiquaient aussi la culture sur monticules qui assuraient un subtrat plus chaud aux germes, un meilleur drainage, et évitait la compaction..." (Roland Tremblay - Les Iroquoiens du St-Laurent - Éditions de l'homme 2006, pp 52-54).

Dans le contexte des audiences publiques de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire (CAAAQ), il serait pertinent de rappeler à la Commission qu'il existe des alternatives à la monoculture du maïs, aux herbicides, aux engrais chimiques et aux OGM... Les iroquoiens pourraient certes nous enseigner quelques leçons sur l'agriculture et l'environnement... sans OGM !