Réaction de Greenpeace

Montréal, le 6 septembre 2011- Voici les réactions de Greenpeace suite à la démission de la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Mme. Nathalie Normandeau :

Éric Darier, directeur de Greenpeace Québec :

« Alors que le Québec aurait dû aller plus loin dans le développement des énergies renouvelables, la ministre Normandeau a fait reculer le Québec en ouvrant la porte à l’exploitation du gaz de schiste et du pétrole au Québec. L’avenir énergétique du Québec demeure dans les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables pas les énergies sales. »

« Même après la catastrophe à Fukushima, la ministre Normadeau a continué d’appuyer la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly alors que le Québec est en surplus énergétique. Quelle belle opportunité manquée alors que nous aurions pû alloué les deux milliards de dollars pour la réfection de Gentilly-2 à des projets plus écologiques et plus porteurs d’avenir comme le solaire, les biogaz, l’éolien, la géothermie, etc. ».

Nicolas Mainville, responsable de la campagne Forêt, Greenpeace Québec :

« Plutôt que de permettre au Québec de se positionner comme leader d’un développement respectueux de l’environnement, la ministre Normandeau nous a lancé tête première dans un chantier industriel nordique à la solde des lobbys miniers tout en ignorant les grands enjeux de protection de la nature et en offrant pour quelques bouchées de pain les ressources appartenant à tous les Québécois ».

Rappelons que la ministre Normandeau a été incapable de rendre publique le rapport sur les énergies renouvelables qu’elle avait commissioné il y a deux ans.

Pour Greenpeace, il sera du devoir du premier ministre de donner un sérieux coup de barre quant aux choix politiques de son gouvernement afin de préparer le Québec aux défis environnementaux du 21e siècle.