Franchement, il faudrait féliciter les ministres de l'environnement de l'Union européenne pour avoir défendu le droit légal et démocratique de l'Autriche de protéger ses consommateurs et son environnement contre les organismes génétiquement modifiés (OGM).

En effet, la Commission européenne proposait en vain pour une seconde fois de forcer l'Autriche à suspendre l'interdiction de cultiver deux variétés de maïs OGM (le maïs MON810 de Monsanto et le T25 GM d'AgrEvo). La Commission tentait ainsi de se conformer à une décision récente de l'OMC de déclarer illégale, pour des raisons commerciales, l'interdiction des OGM en Europe.

Récemment le gouvernement canadien faisait des gorges chaudes de cette décision de l'OMC. Heureusement, la décision de l'OMC aura finalement peu d'impact en Europe. Le problème fondamental des OGM est que les consommateurs continuent de rejeter massivement les OGM peu importe l'OMC. Ici, en refusant l'étiquetage obligatoire des OGM, les gouvernements du Québec et du Canada privent les consommateurs du droit de dire non aux OGM. En conséquence, nous allons devenir de plus en plus une zone de dumping pour les OGM que le reste du monde ne veut pas. C'est déjà commencé avec le maïs américain (issu des OGM) au Canada.

Pour plus amples renseignements sur la situation en Europe (document de Greenpeace en anglais)