Montréal, le 10 mai 2010  —  Le Regroupement québécois contre les OGM (RQcOGM), une coalition réunissant un large éventail d’associations de consommateurs, d’agriculteurs et de groupes environnementaux, presse le Canada d'adopter une position ralliant la majorité des pays, dans le cadre de négociations internationales sur l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés (OGM).  
 
Sous l’égide des Nations Unies, la Commission du Codex alimentarius, qui se réunira à Québec du 9 au 13 mai, tentera à nouveau de s’entendre sur des recommandations pour l’étiquetage des aliments OGM, un travail amorcé en 1991 et qui, s'il n'aboutit pas, sera vraisemblablement abandonné. Il s'agit donc de la réunion de la dernière chance et l'attitude du Canada, qui préside la séance, sera déterminante.
 
L’adoption du Codex sur les OGM permettrait aux pays qui choisissent de rendre cet étiquetage obligatoire  de mettre leur réglementation à l’abri d’éventuelles poursuites en vertu des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Sans une norme du Codex sur
l'étiquetage des OGM, des pays qui imposent actuellement cet étiquetage pourraient devoir
cesser de le faire sous la menace de poursuites.  
 
Le RQcOGM s'insurge contre le fait que,  jusqu'à présent, le Canada  suit  la position d'une
poignée de pays, avec en tête  les États-Unis, pour tenter de nuire à l’avancement des
discussions. Ces  manœuvres  servent clairement l'intérêt des multinationales en
biotechnologies, non celui des consommateurs.
 
Le RQcOGM appui pour sa part la position de Consumers International, qui rappelle que les
associations de consommateurs de partout dans le monde exigent l'étiquetage obligatoire des
OGM, non seulement en s'appuyant sur le principe de précaution en matière de santé, mais
aussi pour des considérations politiques et environnementales, dont doit tenir compte le
Codex.