Pacte vÉ?ívǬ©cologique Nicolas HulotDix candidat(e)s à l'élection présidentielle en France ont signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot (réalisateur des documentaires télévisuels Ushuaïa). La proposition 3 porte sur l'agriculture. Espérons que la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'alimentation ira également dans ce sens et... que nos politiciens s'engageront fermement pour une agriculture porteuse d'avenir et plus respecteuse de l'environnement. Pour commencer pourquoi ne pas demander à votre député(e) et au premier ministre Jean Charest de signer le déclaration de Greenpeace en faveur de l'étiquetage obligatoire des OGM.

Pacte écologique de Nicolas Hulot Proposition 3 : réorientation des subventions agricoles Réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité

Les aides considérables - 9,5 milliards d'euros dans le budget européen de la PAC (politique agricole commune) et 2,5 milliards d'euros dans le budget français - versées aux agriculteurs ne parviennent ni à maintenir une activité suffisante pour les ruraux, ni à fournir une alimentation de qualité. Elles coûtent cher à l'Europe, à l'Etat et aux contribuables. Elles placent les producteurs en position de dépendance. Elles contribuent à conforter un type d'agriculture incompatible avec la protection de l'environnement.

Nous proposons que les subventions agricoles soit progressivement transférées vers l'agriculture de qualité v¢‚Ǩ‚Äú biologique, labellisée, d'appellation d'origine contrôlée v¢‚Ǩ‚Äú en lui ouvrant le marché de la restauration collective : cantines scolaires, restaurants d'entreprises, d'universités, d'hôpitaux, de maisons de retraite, associations caritatives..., soit 2,6 milliards de repas chaque année et quelque 10 millions de repas par jours ouvrables. L'organisation de ce marché s'effectuerait sur la base d'un cahier des charges selon des critères de qualité et de proximité des productions. Une telle redistribution relancerait la demande en produits de qualité, permettrait aux agriculteurs d'être rémunérés pour leur travail et créerait des emplois nécessaires à ce type d'agriculture. Elle diminuerait les coûts de transport et la consommation d'énergie, dynamiserait l'emploi local, permettrait l'accès des plus modestes à une alimentation de qualité.

Pour ce faire, le gouvernement français devra s'engager dans une renégociation de la PAC afin que les subventions aux producteurs soient progressivement dirigées vers la restauration collective.

Sans attendre cette réforme, la France peut commencer à s'appliquer ce système en transférant les subventions directes dites du « premier pilier » de la PAC.