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Aujourd’hui, lors d’un discours à l’Université Georgetown sur son plan de lutte aux changements climatiques, le Président Obama a été on ne peut plus clair : le pipeline de sables bitumineux Keystone XL ne serait pas approuvé s’il augmente significativement les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Sachant que le pipeline Keystone XL engendrerait une expansion massive de la production des sables bitumineux et des émissions de gaz à effet de serre, il est clair que le Président Obama devra refuser ce projet. Dix-huit spécialistes des changements climatiques ont déjà expliqué que ce pipeline produirait une augmentation des émissions de carbone. L’industrie et le gouvernement canadien ont aussi affirmé que le projet Keystone est une pièce clé dans l’expansion des sables bitumineux, ce qui produirait aussi une hausse des émissions de CO2.

Devant l’industrie des sables bitumineux (et le gouvernement Harper), le Président Obama a décidé de jeter les gants et il devra tenir ses promesses et dire non au projet Keystone XL ; nos enfants le méritent.

Sérieuse leçon aux gouvernements Marois et Harper

Par le fait même le Président Obama sert une sérieuse leçon au gouvernement du Québec qui le mois dernier mentionnait avoir un « a priori favorable » au projet d’Enbridge d’inverser le flux d’un pipeline pour pouvoir acheminer le pétrole des sables bitumineux de l’Ouest vers le Québec. Matière également à réflexion pour le ministre de l’Environnement pour qui l’opposition à l’arrivée de pétrole des sables bitumineux au Québec est davantage « philosophique ». À moins que ce ne fut une salutation précoce envers la sagesse « philosophique » du président Obama face aux changements climatiques ? Évidemment messieurs Harper et Oliver (ministre de l'Environnement au fédéral) doivent déjà réviser leur stratégie pour « vendre » les projets de pipelines et d’expansion des sables bitumineux qui leur sont si chers.

La pression vers l’Est augmentera

Ceci étant dit, le refus par la Colombie-Britannique du projet de pipelines de sables bitumineux Northern Gateway (Enbridge) et le message clair d’Obama sur Keysone XL (TransCanada) fait en sorte que la pression sera encore plus grande pour que le Québec cède face aux pétrolières et au fédéral. En effet, le Québec voit ces deux même promoteurs, Enbridge et TransCanada, proposer deux projets de pipelines visant à acheminer le pétrole lourd des sables bitumineux au Québec : 300 000 barils pour Enbridge (inversion de la Ligne 9) et 850 000 barils pour TransCanada (projet Énergie Est). Évidemment, une bonne partie de ce pétrole serait voué à l'exportation.

La population et le gouvernement du Québec doivent se réveiller face à ces projets, car, comme le disait Obama, « We have to all shoulder the responsibility for keeping the planet habitable, or we'll suffer the consequences together », (Nous devons tous prendre nos responsabilités afin de garder cette planète vivable ou nous en subirons les conséquences ensemble).

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