Philippe Dumont

Groupe local de Greenpeace à Montréal

1] Depuis combien de temps faites-vous du bénévolat pour Greenpeace et pourquoi avez-vous choisi de consacrer du temps et de l’énergie à cette organisation ?

J’ai commencé comme stagiaire à l’unité des bénévoles de Greenpeace au Québec il y a de ça 1 an et demi. Après mon stage, j’ai continué à m'impliquer dans l’organisation en tant qu’activiste et membre du groupe local de Montréal. J’ai choisi Greenpeace pour ses valeurs et son utilisation de l’action directe comme moyen de pression.

 

2] Qu’est-ce qui, en général, vous motive à agir comme bénévole ?

Pour moi, le bénévolat c’est un peu comme une école de la vie. Dans mon engagement social et écologiste, j’apprends beaucoup sur nos sociétés et surtout, sur moi-même. En plus, le bénévolat m’offre de nombreuses opportunités de développer de nouvelles habilités sociales, artistiques ou personnelles. Et plus j’apprends, mieux j’arrive à servir mes idéaux. Il y a toujours de nouveaux défis à relever. C’est extrêmement stimulant.

3] Avez-vous le souvenir d'un moment, une activité ou un projet particulièrement mémorable dont vous voudriez parler?

C’est difficile de n’en choisir qu’un. Cela dit, les premières fois sont toujours des moments importants dans nos vies. Donc, je dirais que ce moment mémorable est la première des activités de Greenpeace à laquelle j’ai pris part : la manifestation « Beach party - marée noire » durant le Congrès mondial de l’énergie en septembre 2010.
Ce jour-là, j’étais responsable de la logistique des « englués », le groupe de personnes qui s'étaient couvertes de faux pétrole.
Ce moment marque le début d’une nouvelle vie pour moi. J’y ai fait la rencontre de plusieurs des personnes avec qui je pratique aujourd'hui un militantisme intense.

4] Avez-vous un autre message inspirant que vous voudriez partager avec d’autres activistes de l’environnement ?        

Je ne vois pas de séparation entre nous (l’humanité) et la Nature. Nous ne sommes pas extérieur à elle. Chacune et chacun de nous en fait partie. Nos sociétés parfois semble l’oublier, mais nous sommes intrinsèque à la Nature. La détruire, c’est s’autodétruire. Par conséquent, j’en suis venu à voir mon activisme écologiste comme l’expression de cette Nature qui se défend à travers moi, à travers ma vie. Autrement dit, nous ne sommes pas les défenseur(se)s de la nature. Nous sommes la Nature qui se défend elle-même.