L'ambiance était animée, ce matin, sous le portique du groupe SNC-Lavalin à Montréal.
"Pas de bar ouvert pour le nucléaire" c'est sous ce thème que se tenait ce matin un point de presse coloré animé par Christian Simard de Nature Québec, Michel Duguay, répresentant le mouvement « Sortons le Québec du nucléaire » et Michel Fugère du Mouvement Vert de la Mauricie, ainsi que des militants de Greenpeace devant le siège social de SNC-Lavalin pour exiger le déclassement de la centrale nucléaire Gentilly 2.

Crédit : Denis Beaumont
Le Mouvement met en garde le gouvernement contre la tentation d'encourager ce que d’aucuns appellent le « Québec inc. » au détriment de l'intérêt de l'ensemble des Québécois, ceux d'aujourd'hui et de demain. Le projet de reconstruction de G-2, estimé il y a 3 ans à 1,9 milliards $, ferait maintenant état d'un minimum de 4 milliards selon les estimés qui circulent à Hydro Québec.
Par la métaphore du marbre ornant l'entrée du siège social du groupe, Christian Simard de Nature Québec, illustrait qu'à l'inverse de celui-ci, le nucléaire n'est pas une composante durable. Le marbre lui peut vivre des centaines d'années. La reconstruction de Gentilly 2 est, elle, une solution à court terme. En effet, selon les estimations d’experts indépendants d’Hydro-Québec la durée de vie de l'usine n'est évaluée qu'à une quinzaine d'années !
Les énergies renouvelables, elles, sont garanties à vie. De plus, comme le soulignait, Christian Simard nous n'avons pas besoin de cette production d'énergie, le Canada surproduit et exporte aux États-Unis de grandes quantités d'énergie.

Crédit : Denis Beaumont
Quelques militants de Greenpeace illustraient les dangers de l'énergie nucléaire et interpelaient les passants curieux des nombreux caméras et journalistes aux alentours.
Rappelons que SNC-Lavalin vient d'acquérir une bonne partie des actifs d'Énergie atomique du Canada et serait éventuellement appelée à travailler à la reconstruction ou au déclassement de Gentilly 2.
Le Mouvement Sortons le Québec du nucléaire demande au gouvernement du Québec de ne pas s'entêter à poursuivre dans une énergie sans avenir. Nature Québec prône également le déclassement complet du site Gentilly-1 par SNC-Lavalin et grâce au fonds mis en place par le gouvernement fédéral dédié à la décontaminsation des infrastructures nucléaires.
De même, Greenpeace exige que Gentilly-2 soit fermée. Nous sommes plus ferme dans notre position sur le nucléaire. L’énergie nucléaire n’est pas la solution à la crise climatique. En dépit des affirmations de l’industrie nucléaire selon lesquelles elle serait propre, fiable et bon marché, il suffit de regarder les faits pour voir que l’énergie nucléaire est tout le contraire : sale, dangereuse et si coûteuse qu’elle prive l’énergie verte du financement essentiel à son développement.