Le Noble Discoverer, bateau de forage affrété par Shell qui  avait été occupé 77 heures par 7 militants de Greenpeace en fin de semaine dernière, a finalement pris la mer. Il doit accomplir un voyage de 6000 miles nautiques pour aller forer 3 puits exploratoires pour Shell dans la mer de Chukchi, au Nord de l’Alaska.

Mais ce matin, à 6h, 4 autres militants sont montés à bord du bateau de forage, au large des côtes néo zélandaises, et occupent à nouveau la tour de forage. Ils ont tout le nécessaire pour rester en place le plus longtemps possible. Leur message ? Porter la voix de plus de 170 000 personnes, qui, de par le monde, ont écrit à Shell depuis le début de la première occupation jeudi dernier, pour exiger de la compagnie qu’elle abandonne ses plans de forage en Arctique.



L’Arctique est une des dernières régions du monde préservée, elle abrite des populations et des écosystèmes uniques. Le pétrole stocké dans son sous-sol devient accessible du fait de la fonte de la banquise : c’est le signe de la gravité des changements climatiques, de la nécessité de s’orienter vers un nouveau modèle énergétique, pas un signal de départ pour une folle course vers les dernières gouttes de pétrole. Sans compter que cette exploitation est très risquée : une marée noire en Arctique est plus que probable et serait impossible à nettoyer. Enfin, forer en Arctique n’est pas une solution : les réserves en pétrole en Arctique ne sont l’équivalent que de trois ans de la consommation mondiale, et leur exploitation augmenterait encore nos émissions de gaz à effet de serre.

Shell est la première multinationale du pétrole à se concentrer autant sur la prospection pétrolière en Arctique. Si Shell menait à bien son projet, d’autres compagnies pétrolières se rueraient vers cette région. Avec nous, dites à Shell de ne pas forer en Arctique!