Action contre Dongwon en Corée du Sud (2012)

Nous savons que l’industrie de la pêche se permet parfois de contourner la loi quand elle est aveuglée par les profits qu’elle espère obtenir. Dans ses efforts quotidiens pour protéger les océans, Greenpeace a régulièrement observé des bateaux pêcher de façon illégale et les dirigeants de ces compagnies mentir aux politiciens. Ce n’est là qu’une des nombreuses raisons qui nous motivent à travailler pour faire changer les méthodes de pêche utilisées dans les océans de la planète.

La compagnie Dongwon prise en flagrant délit

La semaine dernière, des informations inquiétantes ont été diffusées au sujet d’un des leaders mondiaux de la pêche, les industries sud-coréennes Dongwon. Selon ces informations, un bateau de pêche de Dongwon, le F/V Premier – sous enquête pour avoir pêché illégalement dans les eaux libériennes en 2011 et 2012 – aurait aussi fabriqué une lettre au nom du gouvernement libérien mentionnant que les allégations de pêche illégale étaient un malentendu et qu’il était autorisé à pêcher dans les eaux libériennes.

Ces infractions illustrent bien les risques que la compagnie est prête à prendre pour manipuler les gouvernements et pour poursuivre le pillage de nos ressources halieutiques, et ce, pour son propre bénéfice.

Dongwon possède des bateaux de pêche et des marques de thon partout dans le monde. La compagnie est également membre de l’International Seafood Sustainability Foundation (ISSF), un groupe qui a pour mission de garantir la légalité et la durabilité des produits de thon commercialisés par ses membres. Cette nouvelle vient ébranler la crédibilité de l’ISSF et il sera important, dans les semaines à venir, de voir comment celle-ci répondra à ce scandale.

Au Québec

Greenpeace exerce constamment des pressions sur les gouvernements et les organismes internationaux responsables de la gestion des océans afin de mettre un terme à la pêche illégale et non durable. Nous continuons à exiger des engagements fermes sur les marchés afin de s’assurer que les marques canadiennes n’achètent pas des entreprises œuvrant dans la pêche illégale et non durable. Notre classement annuel identifie clairement les compagnies qui se démarquent des autres et assure que leur thon en boîte soit durable et équitable. Notre prochain classement, qui sortira ce printemps, montrera davantage quelles compagnies prennent ses responsabilités au sérieux. 

En Corée

En Corée, nous poussons Dongwon à modifier ses activités depuis plusieurs années. L’an dernier, Dongwon a été nommé la pire marque de thon en matière de durabilité dans le classement thon de Greenpeace en Corée. Même si leurs pratiques destructrices ont été exposées au grand jour, la compagnie n’a pas encore pris d’engagement solide pour s’assurer que leur thon soit durable, équitable et issu d’une pêche légale.

Cette semaine, nous exigeons que le gouvernement sud-coréen immobilise immédiatement le navire de Dongwon afin de mener une enquête indépendante qui fera la lumière sur les activités récentes de cette compagnie. Nous exigeons aussi des sanctions, dont la révocation de la licence du F/V Premier.

Des océans en santé pour les générations futures

Greenpeace travaille en Afrique et dans les océans Pacifique et Indien pour empêcher les activités de pêche destructives et illégales. Nous voulons encourager les communautés locales pour qu’elles récupèrent leurs pleins droits et responsabilités sur cette ressource si essentielle à leur survie.

Si nous voulons des océans en santé, des fruits de mer en abondance et des emplois durables pour les générations futures, nous avons besoin que les activités de pêche soient faites de façon responsable dès aujourd’hui. Bien que cette nouvelle ne porte que sur un seul navire, nous savons que ce qui se passe en haute mer est souvent caché aux consommateurs. C’est notre devoir, à Greenpeace, de faire ressortir la vérité.

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