John Godfrey (porte-parole en environnement pour le PLC) : 55 Jack Layton (chef du NPD) : 54 Tony Clement (ministre de la santé) : 54 Rona Ambrose ( ministre de l'Environnement) : 49

Non ! il ne s'agit pas de la côte de popularité des politiciens mais du nombre de polluants nocifs détectés dans le sang des 4 politiciens qui ont été testés (volontairement) pour 103 polluants nocifs. Allez jetez un coup d'oeil au beau site internet plein d'infos (en anglais) sur les alternatives aux produits toxiques (en anglais).

Environmental Defence Toronto (Ontario) v¢‚Ǩ‚Äù Des polluants nocifs ont été trouvés dans l'organisme de quatre politiciens fédéraux. Ces derniers s'étaient portés volontaires pour soumettre un échantillon sanguin dans le cadre de la campagne Une Nation toxique menée par Défense en vironnementale.

Des prélèvements de sang de la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, du ministre de la Santé, Tony Clement, du chef du NPD, Jack Layton et du porte-parole libéral en matière d'environnement, John Godfrey ont été soumis à des tests visant à détecter la présence éventuelle de 103 polluants différents. Le rapport, Une Nation toxique sur la colline du Parlement : Rapport sur la pollution chez quatre politiciens canadiens révèle que c'est chez John Godfrey que l'on retrouve le plus grand nombre de polluants, soit 55. Ce dernier est suivi de près par le ministre de la Santé, Tony Clement, qui en a 54, et par la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, avec 49.

« Nos tests révèlent la présence de polluants chez tous les citoyens. De la colline du Parlement jusqu'aux enfants de Vancouver et de Saint John, des polluants nocifs se retrouvent dans l'organisme des Canadiens, peu importe le lieu de résidence, l'âge, le lieu de travail, l'école ou le terrain de jeux fréquentés, » a déclaré Rick Smith, directeur général de Défense environnementale.

Des laboratoires spécialisés, au Québec et en Colombie-Britannique, ont analysé les échantillons sanguins de chacun des politiciens, à la recherche de divers polluants appartenant à sept catégories : les BPC (diphényles polychlorés); les substances antitaches et antiadhésives (appelées PFC, ou composés perfluorés); les pesticides organochlorés (comme le DDT); les métabolites d'insecticides organophosphorés (comme les produits de dégradation du malathion); les métaux lourds (mercure et plomb); les polluants atmosphériques appelés HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et les produits ignifuges (PBDE ou (polybromodiphényléthers). Bon nombre des produits chimiques découverts dans l'organisme des politiciens sont associés au cancer, à des troubles développementaux, à des troubles respiratoires, à des dommages neurologiques et à la dérégulation endocrinienne.

Parmi les 103 polluants ciblés, on en a trouvé 61 chez les quatre volontaires, dont 18 PBDÉ, 13 BPC, 10 pesticides organochlorés, sept HAP, cinq PFC, cinq métaux et trois métabolites d'insecticides organophosphorés.

« C'est parce qu'il est impératif de mesurer jusqu'à quel point les substances s'accumulent chez les citoyens que le Plan canadien de gestion des produits chimiques annoncé le 8 décembre comprend un volet axé sur la surveillance biologique, a déclaré Tony Clement, ministre de la Santé. Ce sondage national, le tout premier en son genre, nous aidera à entrevoir les tendances à venir, facilitera la comparaison avec d'autres pays, et permettra aux scientifiques d'avoir accès à des renseignements importants sur lesquels pourront être fondées les décisions et les mesures de prévention ou de correction nécessaires. »

« L'impact de plus en plus évident des produits chimiques toxiques sur nos familles et nos enfants confirme que notre gouvernement va dans la bonne direction en prenant des mesures vigoureuses contre les polluants dangereux, a déclaré Rona Ambrose, ministre de l'Environnement. Par l'adoption de mesures de contrôle rigoureuses de classe mondiale, nous protégeons la santé des générations à venir, de même que notre environnement. »

« Personne n'est à l'abri des produits chimiques dangereux, peu importe le genre de vie que vous menez, a déclaré le porte-parole libéral en matière d'environnement, John Godfrey. Les résultats de ces tests soulignent l'urgence d'agir pour nettoyer l'air que nous respirons, la nourriture que nous consommons et les produits que nous utilisons et que nous jetons ensuite. » « Comme bien d'autres, la présence de ces produits toxiques me préoccupe et m'inquiète depuis de nombreuses années, a précisé le chef du NPD, Jack Layton. Je travaille depuis des années pour faire éliminer, ou à tout le moins réduire, les pesticides. Les résultats que nous venons d'obtenir donneront un coup de fouet à notre parti et nous sommes plus que jamais déterminés à serrer la vis aux entreprises polluantes et aux gouvernements qui laissent faire. Il est évident que cet engagement doit aller bien au-delà de la ligne adoptée par le parti. »

Nous avons trouvé chez ces quatre politiciens davantage de produits polluants que chez les enfants et les adultes volontaires de l'étude sur la présence de polluants chez les familles menée par Défense environnementale en juin dernier. Chez les politiciens de la plus récente étude, les concentrations totales étaient plus élevées pour chacun des groupes de produits chimiques v¢‚Ǩ‚Äú les antitaches et antiadhésifs, les BPC, les HAP, les métaux et les pesticides.

Parmi les quatre politiciens volontaires, le ministre de la Santé, Tony Clement, est celui qui avait la concentration la plus importante de BPC, de substances anti-adhésives (PFC) et de pesticides organochlorés. C'est chez le chef du NPD, Jack Layton, que l'on a détecté la plus importante concentration totale de produits ignifuges (PBDE) et de polluants atmosphériques (HAP). Le porte-parole libéral en matière d'environnement, John Godfrey, avait la concentration totale la plus élevée de métabolites d'insecticides organophosphorés, et la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, avait quant à elle avait le taux d'arsenic le plus élevé.

À l'occasion du réexamen quinquennal de la loi canadienne en matière de pollution - la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) v¢‚Ǩ‚Äú, Défense environnementale demande au gouvernement fédéral de prendre les mesures suivantes :

a) fixer un échéancier obligatoire et sévère à chaque étape du processus de gestion des produits chimiques, de l'évaluation jusqu'à la réglementation;

b) réduire la pollution dans le Bassin des Grands Lacs, d'où provient 45 pour cent de la pollution atmosphérique présente au Canada;

c) redonner à l'industrie la responsabilité de prouver que les produits sur le marché sont sécuritaires;

d) réduire la présence de substances toxiques dans les produits de consommation;

e) rendre l'Inventaire national des rejets de polluants obligatoire et plus complet. Une Nation toxique sur la colline du Parlement : Rapport sur la pollution chez quatre politiciens canadiens est disponible sans frais sur le site Web d'Une nation toxique : www.toxicnation.ca. Les précédentes études réalisées par Défense environnementale et portant sur la contamination toxique chez les familles et les adultes canadiens sont également disponibles sans frais sur le site Web d'Une nation toxique.