Voici quelques unes des informations relevant des dernières évolutions :
Les autorités japonaises ont, selon les données recueillies par Greenpeace sur place, décidé d’élever la quantité admise pour les enfants à 20 mSv pour une année !
En comparaison, les taux nécessaires pour procéder à l’évacuation juste après l’accident de Tchernobyl sont de 20 fois inférieurs, soit 1 mSv/an (donnée couramment admise comme limite). Greenpeace dénonce cette décision scandaleuse.
1 mSv, c’est également la dose reçue par certains habitants des zones non évacuées autour de Fukushima en quelques semaines selon les dernières mesures effectuées par Greenpeace. Pour l’équipe, l’investigation se poursuit sur place au milieu des personnes sinistrées.
On se souvient il y a quelques semaines des rejets de 11 500 tonnes d’eaux radioactives en mer provoquant une importante contamination : TEPCO estime actuellement à 70 000 tonnes la quantité d’eau radioactive présente sur site.
TEPCO a retrouvé un fragment de béton provenant probablement d’une explosion à l’hydrogène, ce dernier émettant 900 mSv/h pour une taille de 30 cm de côté et une épaisseur de 5 cm.

Les quantités déjà rejetées en mer permettraient à elles seules de classer l’incident à l’échelle 5 ou 6 de l’INES.
La catastrophe est toujours en cours, il ne faut pas oublier qu’un deuxième Fukushima n’est pas exclu.
Le Rainbow Warrior de Greenpeace est actuellement en route (voir photos) afin de mesurer l’étendue de la pollution radioactive suite aux rejets marins effectués par TEPCO.
