Dans un nouveau sondage Léger Marketing réalisé pour l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et Greenpeace, les Québécois et Québécoises demandent à ce que les partis politiques s’engagent dans un nouveau modèle de gestion de nos ressources naturelles qui respecte le bien commun et encourage la protection de l’environnement. Interpellés sur les enjeux du Plan Nord, des gaz de schistes et de la réduction de la pollution automobile, les Québécois appuient majoritairement les recommandations de l’AQLPA et de Greenpeace.

Gaz de schiste : pas sans l’accord de la population

Le sondage effectué auprès de 1001 personnes du 13 au 15 août 2012, en plein cœur de la campagne électorale, révèle que 88% de la population québécoise croit qu’avant toute décision face à l’exploration ou l’exploitation des gaz de schistes, il est très ou assez important que le futur gouvernement du Québec consulte et tienne compte de la volonté des citoyens du Québec.

« Le message qu’envoient les citoyens et citoyennes aux partis est clair : se lancer dans l’aventure des énergies sales comme les gaz de schistes ne peut se faire sans l’aval des communautés impactées et l’accord de la population québécoise » affirme André Belisle, président de l’AQLPA.

Plan Nord : Protéger la nature avant de l’exploiter

Selon le même sondage, le prochain gouvernement devrait protéger au moins la moitié des écosystèmes fragiles du Nord avant toute accélération de l’exploitation industrielle dans le Nord du Québec. Effectivement, alors que seulement 8% du territoire du Québec est protégé, 85% des répondants croient qu’il est très ou assez important que la cible de 50% protection soit atteinte AVANT la lancée des projets industriels.

« Le modèle de développement basé sur une exploitation rapide et agressive des ressources naturelles sans une protection adéquate des écosystèmes ne répond pas aux attentes de la population. Il est temps pour tous les partis de prendre des engagements fermes en matière de protection de notre patrimoine naturel » a affirmé Nicolas Mainville, nouveau directeur de Greenpeace au Québec.

GES : Vers des transports plus éco-énergétiques

Questionnée sur les véhicules automobiles comme source de pollution atmosphérique, 87% de la population québécoise disent qu’en plus d'adopter des mesures de développement des transports en commun, la réduction de la pollution automobile par des programmes de redevances et remises visant à encourager les véhicules plus éco-énergétiques sur les plans de la consommation et des émissions polluantes est très ou assez importante. Pour les électeurs et électrices du Québec, l’économie verte passe aussi par la réduction des émissions GES dans le secteur des transports.

Ces prises de position vont dans le même sens des recommandations apportées par les deux organisations environnementales auprès des partis en lisse pour les élections du 4 septembre. L’AQLPA et Greenpeace y voient un appel à un autre modèle de développement respectueux de l’environnement et du bien commun et incitent tous les partis à choisir la voie du virage vert demandé par la très grande majorité des Québécois et Québécoises.