A la veille de la Journée mondiale des océans, la chaîne de supermarchés néozélandaise Foodstuffs annonçait que la majorité du thon en conserve vendu sous sa marque maison Pam’s serait désormais issu de méthodes de pêche plus durables que celles précédemment utilisées. C’est une très bonne nouvelle selon Greenpeace. (le communiqué en anglais de Greenpeace Nouvelle Zélande)

Foodstuffs rejoint donc des marques de thon ou des supermarchés comme Princes, Sainsbury’s et Marks & Spencer qui, au niveau international, témoignent des efforts que certains ont choisis de réaliser pour protégér les océans. En Grande-Bretagne par exemple, les 550 supermarchés Sainsbury’s ont renoncé à offrir à leurs clients du thon en conserve pêché à la palangre ou à la senne avec des dispositifs de concentration de poissons.

Le détaillant néozélandais Foodstuffs a, quant à lui, décidé de garantir à ses clients que la majorité du thon en conserve présent dans les étals de ses supermarchés sera désormais pêché SANS dispositif de concentration de poisson.

Cette technique combinée à la pêche à la senne est une des méthodes de pêche les plus dévastatrices pour les océans (voir la photo ci contre). Elle contribue davantage à l’épuisement des stocks de thon (par la capture de thon juvéniles notamment) et entraîne un taux de prises accessoires élevé (jusqu’à 10%) mettant ainsi en péril d’autres espèces marines non ciblées par la pêche au thon, comme les tortues de mer, les requins ou encore les oiseaux de mer. Ce sont des prises inutiles parce qu’elles sont rejetées à la mer mortes ou blessées tandis que certaines sont vendues illégalement au marché noir (par exemple, les ailerons de requin).

Le mois dernier, Foodstuffs avait annoncé son intention de proposer à ses clients une nouvelle gamme de produits au thon pêchés à la canne, une méthode de pêche plus sélective. (Voir photo ci contre pour un exemple aux Maldives). Désormais, c’est tout le thon en conserve de Foodstuffs (à l’exception majeure de deux de ses produits) qui sera plus durable.

Une telle démarche devrait pousser la marque canadienne Clover Leaf à opter pour des méthodes de pêche plus durables. Si Foodstuffs l’a fait, Clover Leaf peut le faire!

Pourtant, l’entreprise s’est classée 11e sur 14 au palmarès de Greenpeace des marques de thon vendues au Canada établi en fonction de la durabilité et de l’équité de leurs politiques d’approvisionnement en thon en conserve.  (Voir le profil de Clover Leaf)  Et depuis, malgré nos appels répétés, l’entreprise refuse notamment de renoncer à s'approvisionner auprès de pêcheries à la senne utilisant des dispositifs de concentration de poisson. La plupart du thon vendu par Clover Leaf est issu de pêcheries ayant des impacts très négatifs sur les océans.