Depuis l’aube de l’Histoire des hommes, les peuples et surtout les armées se sont drapés de bannières. En fait, les premiers drapeaux servaient à coordonner les mouvements des troupes sur le champ de bataille. Ils signalaient la position exacte des colonnes, et quand le drapeau tombait et que personne ne le relevait, les généraux savaient que cette colonne venait d’être achevée. Triste origine que celle des drapeaux…

Dans la guerre, agiter un drapeau blanc est synonyme de trêve ou de capitulation. Dès la naissance des États-nations après la Révolution française, les pays du monde se sont dotés d’un drapeau national, aussi arboré dans toutes les guerres qui se sont succédé depuis. Symbole de guerre, de frontière, d’indépendance, de victoire ou de défaite, rarement les drapeaux ont été exclusivement associés à un message de paix. Le drapeau des Nations Unies pourrait en être l’exception, ou ceux d’organismes humanitaires, mais encore… Le vent agite souvent ces drapeaux sur des zones où sévissent la guerre, les catastrophes naturelles, les épidémies.

Voilà pourquoi le drapeau que nous souhaitons créer pour le Pôle Nord a quelque chose d’absolument inédit : c’est un drapeau de paix qui sera déposé dans un endroit où la paix a toujours régné. Des jeunes de partout dans le monde qui rejettent la violence et la destruction de l’environnement imagineront ce drapeau qui se bercera doucement au fond de l’océan, quatre kilomètres sous la glace, aux côtés de la capsule du temps qui contiendra les noms du premier million de personnes s’étant prononcées pour la protection de l’Arctique.

À eux seuls, ces jeunes auront changé le cours de l’histoire des drapeaux. Forts de leurs rêves, il créeront un premier drapeau pour l’avenir.

 

Pour connaître les détails du concours « Un drapeau pour l’avenir » et pour y participer, rendez-vous sur le site

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