Si vous vous êtes promené sur la rue Granville vendredi dernier, vous avez probablement remarqué un personnage assez particulier : un ours polaire qui flânait en pleine ville, triste et solitaire. Cet ours polaire avait décidé de passer à l’action à Vancouver pour demander aux gens de protéger sa maison, l’Arctique. Il était entouré de nous, militants de Greenpeace, qui étions là pour parler aux Vancouvérois de la fonte des glaces et des risques liés aux forages pétroliers dans l’océan Arctique.

Les « canvasseurs » du bureau de Greenpeace à Vancouver ont organisé cette activité amusante et amicale pour attirer l’attention des passants et les inviter à joindre leur nom à la campagne de Greenpeace pour sauver l’Arctique. Nous avons parlé des plans de forage de Shell, maintenant que la calotte a atteint une étendue minimale historique et que les ressources longtemps inaccessibles deviennent le nouveau El Dorado des compagnies pétrolières et des flottes de pêche à grande échelle. Nous avons expliqué aux Vancouvérois qu’il ne vaut pas la peine de tout risquer pour un pétrole qui ne fournira que l’équivalent de trois années de demande globale en carburants.

Nous avons représenté les dirigeants de Shell comme des clowns et comparé le plan d’urgence de Shell pour contenir les déversements de pétrole à un spectacle de cirque. Nous avons expliqué aux gens qu’il n’existe pas actuellement de méthode efficace pour nettoyer le pétrole déversé sur la glace ou sous elle, et que les Canadiennes et Canadiens méritent de savoir ce qu’ils risquent exactement s’ils acceptent que les compagnies aillent forer en Arctique : la destruction d’un écosystème unique et encore peu connu. Nous avons demandé à nos voisins vancouvérois de signer notre pétition pour que l’ONU crée un sanctuaire naturel dans toutes les régions inhabitées autour du Pôle Nord.

Lors de cette activité bénévole, nous avons envoyé un message clair; la seule manière efficace d’éviter un déversement de pétrole en Arctique est simple : ne pas y forer.

Finalement, nous avons senti que Greenpeace et le mouvement environnementaliste sont en très bonne santé à Vancouver !