L'Afrique est un bel exemple d'une région spolié par des échanges commerciaux les laissant défavorisés. Depuis longtemps, la situation ne fait que se dégrader, et les relations internationales qu'entretiennent les pays n'aident pas.

Cependant, en Afrique de l’Ouest, les efforts de Greenpeace pour forcer les gouvernements à considérer la pertinence d’établir un réseau d’aires marines protégées fonctionnel semble porter des fruits, à certain égards. Ces efforts de Greenpeace, indépendants du domaine politique, misent sur les conditions qui assembleraient un réseau d’outils législatifs et qui forcerait à contraindre les gouvernements à l’action. C’est le propre des réseaux mondiaux d’aires protégées. Cette initiative est le résultat des efforts de Greenpeace dans cette région du monde, où l’exploitation de la biodiversité marine en ZEE (zone économique exclusive) ne comporte peu de législations domestiques et où les permis d’exploitation internationaux sont offerts pour pratiquement rien. En plus de la condition des océans qui se détériorent, ce sont aussi les populations locales qui en souffrent, elles qui persistent majoritairement à utiliser des moyens de pêche traditionnels qui n’offrent aucune compétition face aux flottes de bateaux de pêche gigantesques. Le Sénégal, aidé de Greenpeace vient de lancer une séries d’actions afin de mieux gérer la réalité de son environnement marins, souvent souillé par les compagnies étrangères.

Commençons par le début.

L’initiative du Sénégal afin de mieux administrer  ses politiques d’exploitations des ressources de la mer est étonnamment viable compte-tenu du contexte environnemental plutôt austère. Ce contexte est notamment généré par l’absence de résolutions sensées encadrer les ressources de la mer, résolutions qui sont issues à travers les laborieuse réunions internationales qui souvent perdent leur puissance d’action et leur volonté : c’est la réalité des discussions internationales portant sur l’environnement, puisque les États persistent à considérer l’environnement comme étant une forme d’entrave au développement économique. Est-ce qu’il devient possible d’affirmer que non-seulement les États manquent de conviction, mais que l’énergie qu’ils emploient aux discussions internationales ne porte pas fruits? Peut-être que oui, tant que l’environnement sera perçu comme une nuisance pour les priorités économiques des gouvernements du monde.

Ainsi, les efforts réalisés par les organisations internationales comme Greenpeace prennent une nouvelle valeur et une importance sans précédent dans un système  qui lui,  admet  de plus en leurs rôles.  C’est l’effort  de ces organisations qui peut résoudre les problématiques, du moins y participer en misant sur l’appui des institutions comme GP et en dénonçant l’inaction des gouvernements.

Ainsi, le genre d’initiative similaire à celle de Greenpeace et défendue par le Sénégal, engendre des précédents immenses et forme une sorte de chemin à suivre pour les États : sans diminuer  la responsabilité des États, on lui suggère de nouvelles solutions sans toutefois empêcher  sa participation. On l’invite à suivre une voie qui à su démontrer ses forces sans laisser toute la charge de responsabilité leur incomber, grâce aux efforts d’organisations internationales pour qui l’environnement est la clef. On mise sur la participation de tous les acteurs du système international. À la longue, les actions nées d’organisations comme Greenpeace, celles qui prônent du concret plutôt que la dissension concernant les avancées environnementales, finissent par produire un changement des mentalités et une acceptation des rôles que les États (et non-États) doivent jouer pour maximiser la conservation de la biodiversité des océans. Greenpeace doit être vu comme un leader, un défricheur.

 Ce genre d’initiative démontre clairement vers quel genre de relations internationales le domaine de l’environnement se dirige et il est de toute évidence souhaitable de continuer de créer des outils de législations comme celui des réserves marines de l’Afrique de l’Ouest et les actions concrètes du Sénégal.  Elles forcent les États à reconsidérer des positions auxquelles les gouvernements tenaient fortement, comme celles de garantir des permis de pêche à des compagnies étrangères qui emploient des dispositifs de pêche nuisibles, très néfastes pour la biodiversité marine et qui va à l’encontre de l’idée générale des réserves marines. Dans le cas du Sénégal, on a même préconisé une fermeture partielle de la pêche côtière aux fins d’exploitation industrielle pour une période de 6 mois afin de laisser le temps à la nature de se régénérer.

L’exemple du Sénégal doit être suivit et le rôle des organisations internationales est de travailler en étroite collaboration afin de faire entendre la voix des « petits pays », ceux pour qui l’environnement n’est pas perçue comme une entrave mais un bien pour le développement du futur.