Statistique Canada a révélé récemment que presqu'un tiers de ce qu'on dépense comme consommateurs au Canada allait aux voitures (achat, entretien, gaz, etc.). Ceci est moins que les aliments (21%). Le manque d'un réseau adéquat de transport en commun et l'étalement urbain expliquent largement la place démesurée de la voiture dans les dépenses de consommmations (et on ne parle pas des dépenses publiques dans les routes, la destruction des écosystèmes et de la perte de bonnes terres agricoles engendrée par cette dépendence accrue à la voiture, etc.)... Je vous suggère un calcul alternatif. On pourrait doubler les revenus des agriculteurs provenant de la vente de leur production, ce qui engendrerait une augmentation théorique pour les consommateurs d'environ 5 à 18 % des prix. Ceci signifierait que l'on utiliserait environ 25 % maximum de nos dépenses pour l'alimentation (au lieu du 21 % actuellement). L'avantage serait, en plus de donner un meilleur revenu aux agriculteurs, de leur donner plus de temps pour éviter les racourcis de l'agriculture industrielle (comme les pesticides, les herbicides, les OGM, les usines intensives à viandes, etc...). En réduisant les dépenses reliées à la voiture de seulement de 12 % l'impact sur les consommateurs serait globalement nul et on aurait tous accès à une alimentation plus saine et plus écologique. Et les agriculteurs pourraient vivre de leur métier.. Que c'est radical comme concept ! Allez le suggérer à la CAAAQ !