Les cinq principales choses à ne pas acheter quand on fait ses emplettes

Page - 22 juin, 2009
À Greenpeace nous sommes d'avis qu’adopter un style de vie respectueux de l’environnement demande beaucoup de réflexion, de subtilité et d’étude. Les questions environnementales sont complexes, et on ne peut généralement pas leur apporter de réponses faciles. Nous pensons également qu'il est parfois utile d'avoir une liste de choses à faire sous la main. Bien entendu, cette liste n'est pas exhaustive. Mais le simple fait d'éviter de consommer les cinq produits suivants permettra déjà de vivre d’une manière nettement plus écologique.

Le plastique de PVC (polychlorure de vinyle)

Ce plastique toxique se retrouve désormais un peu partout. Il entre dans la composition des sacoches, des stores, des rideaux de douche, et des jouets. Le PVC vient parfois avec une étiquette arborant le numéro « 3 ». Extrêmement toxique tout au long de son cycle de vie, de sa fabrication jusqu'à son élimination, il contient du chlore qui, une fois calciné dans les incinérateurs, engendre des dioxines.

La pâte de bois des forêts anciennes

De la pâte en provenance d'écosystèmes vieux de 10 000 ans, comme celui de la forêt boréale du Canada, on en trouve dans le papier hygiénique, les papiers mouchoir, les serviettes de table et le papier de bureau. Même si la pâte de bois des forêts anciennes entre dans la fabrication de nombreux articles, il est très facile de s'en passer. On peut se procurer partout au Canada des papiers jetables fait à 100 % de papier recyclé après consommation et fabriqué sans chlore.

Pour obtenir des conseils de Markets Initiative concernant l'achat de papiers jetables ne provenant pas des forêts anciennes, cliquez ici.

Les aliments génétiquement modifiés

Plus de 70 pour cent des aliments industriels présents dans les magasins d'alimentation canadiens renferment des ingrédients OGM.

Il est cependant impossible au consommateur de dire lesquels en contiennent, car aucune loi canadienne n'exige l'étiquetage des ingrédients génétiquement modifiés. Il n'y a pas eu jusqu'ici d'essais à long terme pour vérifier les effets éventuels des aliments OGM sur la santé humaine. Nous savons cependant que les cultures transgéniques sont mauvaises pour l'environnement : elles polluent les cultures biologiques et traditionnelles en plus de restreindre la diversité biologique des espèces présentes sur notre planète, en réduisant la variété des espèces végétales et les cultures alimentaires.

Sortir de cette impasse est facile : on n'a qu'à se procurer des aliments biologiques. Avec eux, on est certain de ne pas ingurgiter d'ingrédients OGM, leur présence étant interdite. Pour consulter un annuaire des fournisseurs d'aliments biologiques au Canada, cliquez ici.

Il est également possible de faire un tri parmi les aliments transformés non biologiques qu'on achète en examinant la liste des ingrédients industriels qu'ils renferment. Le maïs, le soja et l'huile de coton (et leurs nombreux dérivés) présents dans les aliments transformés sont souvent transgéniques.

L'abus des emballages

Il y a bien des raisons d'éviter les emballages excessifs. D'abord, et c'est évident, les emballages copieux ont tendance à saturer les lieux d'enfouissement sanitaire. De plus, presque tous les plastiques présentement sur le marché sont fabriqués à partir de pétrole, une ressource non renouvelable dont l'extraction, le raffinage et l'élimination exercent des effets nuisibles sur la Terre. Par ailleurs, plusieurs plastiques mis en marché et vantés par l'industrie de la biotechnologie comme étant des substituts miracle au pétrole qu'on utilisera à grande échelle demain sont faits à partir de maïs génétiquement modifié.

La solution à la surabondance d'emballages ? On doit commencer par apporter son propre sac à l'épicerie, sa tasse de café réutilisable au café et ses contenants alimentaires sécuritaires et réutilisables pour les repas à emporter. Lorsque l'eau de son quartier est sûre, il est conseillé de cesser d'acheter de l'eau embouteillée.

Veut-on aller plus loin ? Il est possible de demander aux détaillants et manufacturiers de prendre en charge les emballages ayant déjà servis, comme les bouteilles et les tubes de rouge à lèvres vides. On peut aussi envisager déballer ses emplettes en magasin et demander (poliment) au gérant de se débarrasser des emballages à votre place.

La viande

Nous l'avons déjà dit, mais il vaut la peine de le répéter : produire de la viande nuit à l'environnement. Premièrement, l'élevage d'animaux de boucherie a pour effet de nuire aux autres productions alimentaires. Le World Watch Institute considère que la quantité totale de nourriture et de céréales utilisées chaque année pour engraisser les animaux aux É.-U. permettrait de nourrir cinq fois la population mondiale. La production animale a aussi pour inconvénients de gaspiller d'énormes quantités de terres arables, d'énergie et d'eau.

Et si le lecteur n'est pas encore convaincu, précisons que la production carnée apparaît de plus en plus comme une des principales causes du changement climatique. « Sil vous plaît, mangez moins de viande », voilà ce que Rajendra Pachauri, nommé président du GIEC par les Nations Unies en 2002, a demandé aux habitants de la planète. Pourquoi ? Parce que l'élevage du bétail engendre plus de gaz à effet de serre que toutes les formes de transports réunies.

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