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Tant à l’international qu’au Québec, Greenpeace était au cœur de plusieurs luttes afin de défendre concrètement la planète. Au Québec, et fort d’un appui renouvelé de la part de ses membres, les campagnes de Greenpeace ont réalisé de courageuses avancées. Les prochaines lignes vous proposent une variation des quatre campagnes sur un même thème : l’année 2008.

Fidèle à elle-même, notre équipe a été au premier rang lorsqu’il s’agissait de protéger la forêt boréale. Tout au long de l’année, la pression a été maintenue sur les entreprises forestières telles AbitibiBowater et Kruger afin que cesse la destruction des dernières forêts intactes du Québec et de l’Ontario.
Greenpeace réussit à convaincre de nombreuses entreprises d’adhérer à la certification du Forest Stewardship Council, le FSC. De surcroît, le quincaillier RONA adopte une première politique d’achat du bois, interdisant, sauf en de rares occasions, l’achat de produits du bois provenant de forêts à haute valeur de conservation, et fixant des cibles claires et graduelles pour l’acquisition de bois certifié FSC. La politique de RONA est, à ce jour, la plus rigoureuse du secteur de la rénovation en Amérique du Nord.
Dans l’optique d’alimenter le débat, Greenpeace signe deux publications sur le sujet:
En octobre, Greenpeace salue la création de nouvelles aires protégées au Québec. La province atteint le seuil de 7% de la province sous conservation. Greenpeace déplore cependant que la création de grandes aires protégées en forêt boréale commerciale fait encore cruellement défaut.
L’année 2008 aura aussi été celle de négociations d’une durée de 10 mois entre Greenpeace et AbitibiBowater. Malgré l’arrêt des moyens de pression de Greenpeace, la forestière refuse de différer les coupes en forêts intactes, ce qui mena à l’arrêt du dialogue. Une publicité choc publiée dans le Globe and Mail le 9 septembre souligne la mascarade écologique à laquelle s’adonne AbitibiBowater.
La mission de mettre à l’avant-scène la menace que représentent les changements climatiques est demeurée le cheval de bataille de l’équipe pour le climat et l’énergie.
En compagnie d’autres groupes environnementaux, Greenpeace lance la campagne KYOTOplus. Véritable porte-voix de milliers de Québécois et de Canadiens, la campagne demande au gouvernement fédéral d’agir contre le réchauffement climatique. Alors que les élections fédérales battent leur plein, Greenpeace obtient l’appui des chefs des quatre partis de l’opposition et de candidats. Seuls les conservateurs refusent de signer la déclaration des élus.
À cela s’ajoutent la distribution de dizaines de milliers de feuillets s’opposant aux idées des conservateurs. Définitivement, Greenpeace aura été un joueur important dans le mouvement « Tout sauf Harper ».
L’année se termine par la honteuse identification du gouvernement Harper comme l’un des « méchants » de la conférence de l'ONU sur les changements climatiques à Poznań.
L’année qui s’entame sera cruciale pour le climat. Le monde sera alors en route vers Copenhague 2009, la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques devant poser les balises d’un protocole post-Kyoto. Greenpeace mettra toute l’énergie qu’on lui connaît afin de convaincre le gouvernement canadien de ne pas, une fois encore, défausser le problème du climat sur la prochaine génération.
La campagne océans a connu une année forte en actions, entre autres grâce à la deuxième tournée ciblant les supermarchés. Dans le cadre d’une journée nationale d’action, les activistes de Greenpeace ont pris d’assaut des supermarchés Loblaw de Montréal, Toronto et Vancouver, afin de dénoncer la vente de produits de la mer se trouvant toujours sur la liste rouge.
Des activités directes ont eu lieux dans les épiceries, notamment l’étiquetage des produits de la mer par le logo de la campagne. À Toronto, des activistes de Greenpeace ont recouvert d’un drap géant l’entrée d’un supermarché Loblaw. Des bénévoles visitent des douzaines de supermarchés à travers le Québec, recueillant des milliers de cartes postales signées par des consommateurs préoccupés par la santé des océans.
Toujours dans l’optique de documenter l’exploitation abusive de la mer, Greenpeace publie un important rapport qui met à jour la responsabilité des supermarchés au Canada face à l’enjeu. Le rapport cible huit supermarchés canadiens, dont Loblaws et Metro. De plus, la version française du rapport sur l’aquaculture voit le jour, un document auquel Greenpeace a largement contribué.
Devant l’inefficacité du gouvernement canadien à protéger les épaulards, Greenpeace intente une poursuite juridique. Enfin, à travers le monde, les bureaux de Greenpeace, dont celui du Québec, sont mobilisés afin de dénoncer l’arrestation abusive de deux militants japonais, surnommés les « Deux de Tokyo ». Leur unique faute est d’avoir exposé la vente illégale de viandes de baleines. En guise de protestation, le directeur général de Greenpeace au Canada se présente en personne à l'ambassade du Japon à Ottawa.
Du côté des OGM, l’essentiel de notre travail a porté sur l’indispensable mise sur pied de l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés. La population doit savoir ce qu’elle a dans son assiette et avoir le choix de ne pas en manger. Il s’agit d’un droit.
Nous avons aussi farouchement combattu le géant des biotechnologies, Monsanto. Dans le cadre des élections fédérales, Greenpeace a invité les candidats à visionner le film Le Monde selon Monsanto. En lien à cette suggestion, l’organisation réclame que s’applique un moratoire sur les cultures et les aliments génétiquement modifiés (OGM).
Au chapitre des OGM, le Canada demeure l’un des deux seuls pays industrialisés qui n’exigent pas l’étiquetage obligatoire.
Afin de lutter contre ce retard, Greenpeace a soutenu le projet de loi C-517 à Ottawa qui devait permettre l’identification de ces substances nuisibles. Toutefois, la majorité des députés fédéraux plient devant Mosanto et votent contre le projet de loi. Greenpeace proteste contre cette décision en diffusant la répartition des votes.
La bataille étant loin d’être terminée, Greenpeace profite de l’occasion pour relancer le premier ministre du Québec, Jean Charest, sur la question, celui-là même qui promettait de rendre obligatoire l’étiquetage des OGM, en 2003, mais qui attendait qu’Ottawa se prononce.
Au chapitre de l’agriculture dans un sens plus large, Greenpeace produit Zones mortes : comment les engrais agricoles tuent nos rivières, lacs et océans, un rapport qui examine l’apparition de zones mortes dans nos lacs et estuaires causés par la prolifération d’algues, une problématique largement causée par la sur-utilisation des engrais chimiques employés par l’agriculture industrielle.
En 2008, Greenpeace a effectué des actions à travers le monde afin de créer un futur sans nucléaire et sans agents toxiques. L’organisation a défendu les océans et protégé les forêts anciennes. Greenpeace a apporté de l’aide pour la sauvegarde des ours polaires des ravages du réchauffement planétaire. De plus, le groupe a mis à la disposition de la population et des dirigeants de ce monde une analyse scientifique bien documentée pour le passage vers la [R]évolution énergétique, une vision de l’avenir fondée sur les énergies renouvelables. Enfin, moment insolite s’il en est un, un employé de Greenpeace découvre une nouvelle espèce jusqu’ici inconnue des scientifiques. Rien de moins !
[ Liens en anglais vers le site de Greenpeace International ]
Avec l’ouverture des bureaux en Afrique du sud et en République démocratique du Congo, la dernière année a vu le lancement de Greenpeace Afrique. Suivra dans les prochains mois l’ouverture d’un troisième satellite africain, celui-ci au Sénégal. La présence de Greenpeace en Afrique illustre la volonté de l’organisation de se faire le porte-voix de la terre, et ce, partout sur le globe.
Pour faire de 2009 une année de réussites environnementales, nous avons besoin de votre aide. Tous les moyens seront utiles : un don, soutenir nos actions, signez nos pétitions, devenir bénévoles de Greenpeace, etc. Chaque petit geste compte. Il en va de l’avenir de notre planète.