Énergie et climat : Greenpeace appuie les demandes aux premiers ministres des provinces

Actualité - 29 juillet, 2010
Greenpeace a ajouté son nom à une lettre envoyée par une large coalition des groupes environnementaux aux premiers ministres des provinces du Canada à la veille de la rencontre du Conseil de la fédération qui aura lieu à Winnipeg du 4 au 6 août prochain.

Premier ministre du Québec, Jean Charest. Son gouvernement semble vouloir faire prendre au Québec le virage pétrole et gaz.

Économie et environnement

Dans la lettre adressée au premier ministre Jean Charest, les cosignataires, dont Greenpeace, rappelle que « le Canada ne peut se permettre de rester dernier alors que le monde s’éloigne des combustibles fossiles polluants pour se tourner vers les énergies propres. Accepter une hausse des émissions de GES pour assurer une prospérité économique est un mythe. Par exemple, entre 1990 et 2008, les provinces du Québec et de l’Alberta ont toutes deux généré une croissance du PIB du Canada de 18 %. Toutefois, les émissions du Québec ont diminué tandis que celles de l’Alberta ont représenté à elles seules plus de la moitié de la hausse des émissions du Canada. »

Échec fédéral sur les changements climatiques

Les groupes soulignent qu’en « l’absence d’un leadership fédéral fort dans la lutte aux changements climatiques, un effort coordonné et commun entre les gouvernements provinciaux et territoriaux est impératif pour planifier la transition des combustibles fossiles vers une énergie propre. »

Les groupes demandent notamment qu’un plus « grand nombre de provinces possible aillent de l’avant, ensemble, pour concevoir des systèmes de réglementation communs. Au même titre qu’un engagement de la Colombie-Britannique et du Manitoba, l’Ontario et le Québec coordonnent leurs efforts pour concevoir un système de plafonnement et d’échange pour les grands émetteurs industriels.

Les groupes environnementaux voient d’un bon oeil, la création d’un secrétariat sur l’action climatique provinciale-territoriale. La création de cette organisation institutionnelle est un préalable pour le type de collaboration et de leadership provinciaux dont les Canadiennes et les Canadiens ont besoin.

Le Québec et les énergies fossiles

En marge de cette lettre conjointe, Greenpeace est préoccupée par le récent engouement du gouvernement Charest pour l’exploration et éventuellement l’exploration pétrolière et gazière au Québec (gaz de schiste dans la vallée sud du St-Laurent, pétrole en Gaspésie et dans le golfe du St-Laurent en mer). Notamment Greenpeace est très inquiet du projet d’exploitation du gisement du Old Harry à 80 km des Îles-de-la-Madeleine spécialement dans le contexte la marée noire dans le golfe du Mexique. En misant dans le developpement des énergies fossiles, le Québec risque de nuire aux quelques progrès faits jusqu’à présent pour la lutte aux changements climatiques. La transition vers l apres petrole doit prendre forme de toute urgence. Il ne s'agit pas de développer ici et là deux hydroliennes pour faire diversion. Il s'agit de déployer une vision énergétique basée sur les énergies renouvelables pour tout le Québec. Maintenant.

Lien : Lettre des groupes environnementaux au Premier ministre Jean Charest