La campagne de Greenpeace contre les pipelines a le vent dans les voiles

Actualité - 23 mai, 2012
Alors que les premiers ministres des provinces de l’Ouest se réunissent à Edmonton pour parler des sables bitumineux, des militants de Greenpeace ont accroché une bannière géante sur le pont Lions Gate, à Vancouver, pour lancer le message « Sauvons nos côtes, Non aux pipelines des sables bitumineux ». Le célèbre pont suspendu traverse la baie Burrard sur laquelle pourraient transiter des centaines de superpétroliers chaque année si l’extension du pipeline de l’entreprise Kinder Morgan devait voir le jour.

 

« Les attaques contre la nature et la démocratie orchestrées par le gouvernement Harper nous mènent tout droit vers des déversements et des marées noires »,  a affirmé Charles Latimer, porte-parole de Greenpeace. « Le premier ministre Harper doit s'attendre à l’opposition croissante des communautés, des groupes environnementaux et des Premières Nations, car malgré tout ses efforts, nous ne nous tairons pas. »

 

Cette action de désobéissance pacifique a lieu alors qu’il y a moins d’un mois, le gouvernement Harper présentait un projet de loi budgétaire afin d’affaiblir des législations importantes en matière de protection de l’environnement dans le but d’accélérer l’approbation des projets de pipeline. Greenpeace s’oppose à cette tentative de réduire au « silence » le débat public sur des projets risqués comme les pipelines des sables bitumineux.

Comme nos militants, passez à l’action!
 Inscrivez-vous ici

Le projet Northern Gateway d’Enbridge attirerait 200 superpétroliers par année qui navigueraient dans les eaux les plus périlleuses de la planète. Le nouveau projet d’oléoduc de Kinder Morgan, appelé Trans Mountain, quant à lui, quadruplerait le nombre de bateaux-citernes circulant près de Vancouver.

Les pipelines et superpétroliers du pétrole sale sont bien connus pour leurs fuites et déversements. Au cours de la dernière décennie, les oléoducs d’Enbridge ont fui plus d’une fois par semaine. Le Québec n’est pas à l’abri de voir du pétrole albertain fuir sur ses terres puisque les audiences publiques sur l’inversement du flux du pipeline d’Enbridge qui part du sud de l’Ontario pour se rendre à Montréal débutaient la semaine dernière. Un tel renversement mettrait les populations du Québec et de l’Ontario à risque face à de futures catastrophes environnementales.

Rappelons que le pétrole des sables bitumineux est la source de gaz à effet de serre (GES) la plus en croissance au pays. Le pipeline Northern Gateway d’Enbridge mènerait à une augmentation de 30 pour cent des émissions de GES provenant des sables bitumineux.

« Il y a de meilleures façons de créer des emplois et de construire une économie qui ne détruit pas les terres, les rivières, menace la santé des communautés et alimente les changements climatiques », a ajouté Keith Stewart, Coordonnateur de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace. « Les pipelines des sables bitumineux n’ont pas leur place dans un future énergétique propre, durable et renouvelable. »

Ensemble, nous pouvons stopper le pipeline d'Enbridge. Passez à l’action !