L'exploitation minière des fonds marins met en péril les océans

Actualité - 7 juillet, 2013
Greenpeace met en garde que l’extinction d’espèces marines uniques et autres dommages environnementaux irréversibles portés à nos océans sont des résultats à prévoir à la suite de l’exploitation minière des fonds marins, une industrie en pleine émergence.

 Un nouveau rapport de Greenpeace International révèle que les impacts potentiels des activités minières en eaux profondes sont mal compris. Les déchets toxiques provenant de l’exploitation de métaux lourds pourraient faire ravage auprès des zones de hautes biodiversités et mettre en danger les organismes vivant en mer profonde. L’incursion des minières se produit alors que, globalement, seulement trois pour cent des océans sont protégés, dont un pour cent en haute mer, faisant d’eux l’un des endroits les plus écologiquement vulnérables de la planète.

« L'exploitation minière des fonds marins pourrait avoir des impacts considérables sur l’environnement marin et les moyens de subsistance des communautés côtières qui en dépendent», a affirmé Charles Latimer, responsable de la campagne Océans de Greenpeace Canada. « Nous connaissons bien comment les chantiers de mines peuvent affecter nos écosystèmes terrestres et nous ne pouvons pas permettre une nouvelle ruée vers l’or dans les océans qui souffrent déjà de la surpêche, des changements climatiques, l’acidification et de la pollution. ».

Le cuivre, le manganèse, le cobalt et autres ressources rares se trouvent dans ou sur les fonds marins et un nombre croissant de gouvernements et d’entreprises développent des technologies hasardeuses d'exploration en vue de les exploiter. Le Canada, le Japon, la Corée du Sud, la Chine et le Royaume-Uni sont quelques-uns des pays détenant déjà des contrats d’exploration émis par l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM). La compagnie canadienne Nautilus Minerals Inc.fait partie des entreprises qui mènent cette course folle du pillage des fonds marins.

Signez la pétition ici (en anglais)

« Pendant que les entreprises recherchent des possibilités minières dans d'autres coins du monde ,il est crucial que le gouvernement canadien fasse preuve de leadership en matière de protection des océans au pays, mais également à l'étranger », a ajouté Charles Latimer. « Le Canada doit se joindre à d'autres gouvernements afin d’établir immédiatement un réseau mondial de réserves marines contre les menaces provenant d’une exploitation des fonds marins non réglementée. »

Greenpeace demande qu'aucune exploitation minière des fonds marins ne soit permise dans les zones côtières, sur les plateaux continentaux ou dans les zones au-delà de la juridiction nationale à moins que les impacts industriels soient mitigées et les habitats marins protégés. Plutôt que d’exploiter davantage les ressources minières, l’organisation appelle les entreprises à concevoir leur produit sans minéraux tout en proposant des initiatives de réutilisation et recyclage.

« L'exploitation minière en haute mer représente un nouveau stress sur les océans. La destruction causée par la pêche en haute mer a démontré ce que la pêche industrielle incontrôlée peut causer », a ajouté Alex Rogers,  professeur de biologie à l’Université d’Oxford et qui appuie le rapport de Greenpeace. « Il y a un besoin urgent d'établir un cadre pour la conservation de la mer profonde grâce à la création d'un réseau d'aires marines protégées et de nouvelles normes internationales pour les études d'impact sur l'environnement ».

Du 15 au 26 juillet, l’AIFM tiendra sa 19e session en Jamaïque, où plus de demandes d’exploitation des fonds marins seront examinées.

Greenpeace demande à ses partisans de participer à la mobilisation pour la protection des océans en ajoutant leur nom à la pétition pour un réseau mondial de 40% de réserves marines. Signez la pétition ici (en anglais).

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