Actualité - 22 février, 2007
Le Nisshin Maru, navire usine de la flotte baleinière japonaise est maintenant immobilisé depuis plus d'une semaine dans une zone protégée. Les baleiniers japonais gardent pourtant l'illusion de pouvoir continuer leur chasse en Antarctique...
Le navire usine japonais Nisshin Maru avec un bateau ravitailleur et un baleinier à ses côtés.
Le remorquage du navire incendié doitintervenir dans les plus brefs délais. Les risques de pollution en cas decollision avec un iceberg ou d'avarie en cas de dégradations des conditionsmétéo sont très importants. Plus de 1000 tonnes de substances polluantes sont àbord.
Le Nisshin Maru subit sa deuxième avarie en moins de 10 ans. Il n'est parailleurs pas armé pour naviguer au milieu des glaces de l'antarctique. Lenavire ravitailleur qui lui est amarré n'a quant à lui pas été soumis par son gouvernementà une étude d'impact sur l'environnement. Le gouvernement japonais faitpreuve d'une grande irresponsabilité dans la gestion de cette situation decrise.
Les conditions climatiques sont changeantes : une dépression est annoncée aunord de la zone et de nombreux icebergs s'y déplacent. L'hélicoptère deGreenpeace opère depuis une semaine une surveillance aérienne afin de vérifierla vitesse de dérive du bateau et de prévenir de tout danger de collision avecla banquise.
Comme les opposants à la chasse l'affirment depuis des années, ces opérationsjaponaises n'ont rien de scientifique ; les représentants de l'Institut deRecherche sur les Cétacés ne s'en cachent même plus. Le Ministre del'Agriculture japonais vient en effet d'annoncer que leur objectif est decommercialiser 3500 tonnes de viande… Il n'est plus question de quotascientifique. Il s'agit donc d'une activité industrielle qui n'a rien à faireen Antarctique puisque le traité de protection les proscrit.
Le gouvernement néo-zélandais, en charge de la sécurité maritime dans la zone,souhaite un remorquage dans les plus brefs délais. Greenpeace maintient sonoffre d'assistance et restera sur zone jusqu'à ce que la flotte japonaisequitte cet espace protégé, à savoir au delà de 60° S de latitude.