Actualité - 16 février, 2010
Lundi 15 février s’ouvrait au Japon le procès de Junichi SATO et Toru SUZUKI, communément appelés les « Deux de Tokyo » accusés d’avoir volé une caisse de viande de baleine dans un entrepôt en avril 2008.
Ce procès est tout sauf ordinaire, Greenpeace se bat depuis près de 2 ans pour faire reconnaître le caractère injuste de cette accusation. En effet, Junichi et Toru, en interceptant cette boite et en la présentant au Procureur de Tokyo, n’ont fait qu’exposer publiquement un détournement de viande baleine, organisé et à large échelle au sein du programme de chasse baleinière, et qui plus est toléré par les autorités nippones en charge de cette chasse.
Et qu’ont-ils récolté ? Une arrestation surmédiatisée par les autorités, dans un pays où le simple fait d’être arrêté a valeur de culpabilité aux yeux du public ! Une garde à vue de 23 jours sans avocat ! Un procès inéquitable où les éléments de preuve de ce scandale de détournement ont été systématiquement caviardés, voire refusés à la défense ! C’est ainsi qu’ils encourent une peine maximale de 10 ans de prison !
Le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a informé les autorités gouvernementales japonaises en décembre que le traitement qu’elles avaient réservé à Junichi et Toru enfreignait pas moins de cinq des articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le Groupe de travail avait également constaté les faits suivants.
Les demandes de Greenpeace pour ce procès :
- Le droit à un procès juste : des documents clés ont été scandaleusement rejetés par la Cour de justice…
- L’application de la loi internationale : Junichi et Toru exerçaient leur droit fondamental à la liberté d’expression telle que garanti par l’Article 19 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques des Nations unies signé par le Japon.
- La réouverture de l’enquête sur les allégations de détournement : le Procureur du District de Tokyo a arrêté son investigation sur les allégations apportées par Greenpeace le jour même où Junichi et Toru ont été arrêtés par la police.
La mobilisation internationale pour les faire innocenter n’a fait qu’augmenter ces derniers mois, récoltant plus de 250 000 signatures de par le monde.
Vous aussi, apportez maintenant votre soutien à Junichi SATO et Toru SUZUKI en signant la pétition internationale.
« Junichi et Toru ont servi l’intérêt général en mettant à jour un scandale impliquant des pratiques de corruption répandues parmi un programme de chasse à la baleine bénéficiant de l’argent des contribuables.»
- Kum Naidoo, directeur général de Greenpeace International -
« Le droit qu’ont ces deux militants écologistes de ne pas être privés arbitrairement de leur liberté; leur droit à la liberté d’opinion et d’expression, à poser des gestes légitimes, de même qu’à s’adonner à des activités pacifiques sans être intimidés ou harcelés, n’a pas été respecté par l’appareil judiciaire.»
- Conseil des droits de l’homme de l’ONU -