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Les deux hommes font partie d’une opération d’envergure de Greenpeace qui se déroule au moment où les dirigeants des pays les plus riches et les plus pollueurs se retrouvent à l’Aquila pour le sommet du G8. Plus de 100 activistes de Greenpeace occupent simultanément 4 centrales à charbon à travers l’Italie, exigeant des chefs d’État qu’ils prennent réellement la tête de la lutte contre les changements climatiques.
Très tôt lundi matin, des activistes de 18 nationalités se sont enchaînés à des convoyeurs de charbon, des cheminées ou des grues dans les centrales à charbon de Brindisi, de Marghera (près de Venise), de Vado Ligure (près de Gênes) ainsi que dans la centrale de Porto Tolle. .
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« Il fait très chaud ici, c’est très lourd et très sale ici … », décrit Earl Beadle, activiste canadien rejoint au bout du fil du haut de l’usine italienne. « Malgré tout, je suis en train de vivre le plus beau moment de ma vie ».
Greenpeace a des demandes très concrètes et précises concernant le G8, fondées sur l’urgence mise en lumière par les dernières données scientifiques. C’est à cette seule condition que la Chine, l'Inde et les grands émergents accepteront de mettre en place des actions pour limiter leur impact sur le dérèglement du climat. C'est à cette condition que le Sommet sur le climat qui se déroulera à Copenhague en décembre prochain pourra accoucher d’un accord mondial à la hauteur du défi climatique :
« Les chefs d’État du G8 doivent prendre leurs responsabilités et arrêter de se cacher derrière les positions des pays émergents ou la crise économique pour justifier leur inaction. Les pays du G8 sont responsables de 62% des émissions mondiales de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, tout en ne représentant que 13% de la population. Ils ont clairement une dette climatique. C’est à eux de faire les premiers pas et d’être exemplaires pour qu’un accord ambitieux à même d’éviter le chaos climatique soit adopté à Copenhague », de conclure Virginie Lambert-Ferry, responsable de la campagne Climat et Énergie chez Greenpeace au Québec.
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