Greenpeace occupe 4 centrales à charbon italiennes et interpelle le G8!

Un Montréalais d’origine fait partie des activistes.

Actualité - 8 juillet, 2009
Deux activistes du pays font partie d’une opération d’envergure de Greenpeace qui se déroule au moment où les dirigeants des pays les plus riches et les plus pollueurs se retrouvent à l’Aquila pour le sommet du G8. Plus de 100 activistes de Greenpeace occupent simultanément 4 centrales à charbon à travers l’Italie, exigeant des chefs d’État qu’ils prennent réellement la tête de la lutte contre les changements climatiques.

Plus de 100 activistes occupent 4 centrales de charbon en Italie pendant le sommet du G8.

Les deux hommes font partie d'une opération d'envergure de Greenpeace qui se déroule au moment où les dirigeants des pays les plus riches et les plus pollueurs se retrouvent à l'Aquila pour le sommet du G8. Plus de 100 activistes de Greenpeace occupent simultanément 4 centrales à charbon à travers l'Italie, exigeant des chefs d'État qu'ils prennent réellement la tête de la lutte contre les changements climatiques.

Très tôt lundi matin, des activistes de 18 nationalités se sont enchaînés à des convoyeurs de charbon, des cheminées ou des grues dans les centrales à charbon de Brindisi, de Marghera (près de Venise), de Vado Ligure (près de Gênes) ainsi que dans la centrale de Porto Tolle. .  

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Dexter, un activiste de 39 ans, originaire de Montréal, participe à cette action coup-de-poing.

Ils se trouvent actuellement et depuis 4 heures hier matin tout en haut de la cheminée de la centrale de Fusina, à environ 150 mètres de hauteur : « Nous sommes ici pour concrètement bloquer le fonctionnement de cette centrale à charbon et adresser un message clair et fort aux chefs du G8 qui se rassemblent en Italie. On tiendra le plus longtemps possible. Les leaders du G8 doivent assumer leurs responsabilités et leur ''dette climatique'' », explique Dexter Perera. « Ils doivent s'engager à réduire de 40% les émissions de gaz à effet d'ici à 2020. Le charbon, c'est la matière première du changement climatique, qui représente encore 30 % des émissions de CO2 mondiales. Cette centrale émet 14 millions de tonnes de CO2 par an. Des sites aussi polluants ne devraient plus exister. Il est temps que les pays du G8 fassent la preuve de leur volonté de stopper le dérèglement du climat et s'engagent dans la bonne voie», explique l'activiste originaire de chez nous.

« Il fait très chaud ici, c'est très lourd et très sale ici … », décrit Earl Beadle, activiste canadien rejoint au bout du fil du haut de l'usine italienne. « Malgré tout, je suis en train de vivre le plus beau moment de ma vie ».  

Greenpeace a des demandes très concrètes et précises concernant le G8, fondées sur l'urgence mise en lumière par les dernières données scientifiques. C'est à cette seule condition que la Chine, l'Inde et les grands émergents accepteront de mettre en place des actions pour limiter leur impact sur le dérèglement du climat. C'est à cette condition que le Sommet sur le climat qui se déroulera à Copenhague en décembre prochain pourra accoucher d'un accord mondial à la hauteur du défi climatique :

  • Il faut à tout prix limiter la hausse des températures sous la barre des 2°C par rapport à la période préindustrielle; - Pour cela il faut s'assurer que les émissions mondiales de gaz à effet de serre seront stabilisées d'ici à 2015 et qu'elles atteindront un niveau proche de zéro en 2050;
  • Que les leaders du G8, en tant que groupe, réduisent leurs émissions d'au moins 40% d'ici à 2020, par rapport au niveau de 1990;
  • Que les pays du G8 doivent soutenir à hauteur de 106 milliards de dollars américains les actions de réduction des émissions, la protection des forêts et l'adaptation aux impacts des changements climatiques dans les pays en développement.
  • Qu'ils établissement un mécanisme financier pour stopper la déforestation et les émissions de gaz à effet de serre qui lui sont associées dans tous les pays en développement d'ici 2020, et atteindre Zéro Déforestation dans l'Amazonie, le bassin du Congo et en Indonésie d'ici à 2015.

« Les chefs d'État du G8 doivent prendre leurs responsabilités et arrêter de se cacher derrière les positions des pays émergents ou la crise économique pour justifier leur inaction. Les pays du G8 sont responsables de 62% des émissions mondiales de gaz à effet de serre aujourd'hui dans l'atmosphère, tout en ne représentant que 13% de la population. Ils ont clairement une dette climatique. C'est à eux de faire les premiers pas et d'être exemplaires pour qu'un accord ambitieux à même d'éviter le chaos climatique soit adopté à Copenhague », de conclure Virginie Lambert-Ferry, responsable de la campagne Climat et Énergie chez Greenpeace au Québec.

Voir l'actualité de Greenpeace International sur l'action (anglais seulement)