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Des activistes de Greenpeace, qui voyageaient à bord de l’Arctic 
Sunrise, ont pris à l’abordage le navire de marchandise Algomarine, 
dans les eaux du Lac Érié, en Ontario. Ces militants ont peint le 
message « Énergies vertes = Zéro charbon, Zéro nucléaire » sur la 
coque du charbonnier de 230 mètres. Certains d’entre eux se sont 
enchaînés au mécanisme de chargement de l’Algomarine. Au moment de 
publier, le cargo avait dévié de sa trajectoire initiale et décidé de 
jeter l’ancre.

Des activistes de Greenpeace, qui voyageaient à bord de l’Arctic Sunrise, ont pris à l’abordage le navire de marchandise Algomarine, dans les eaux du Lac Érié, en Ontario. Ces militants ont peint le message « Énergies vertes = Zéro charbon, Zéro nucléaire » sur la coque du charbonnier de 230 mètres. Certains d’entre eux se sont enchaînés au mécanisme de chargement de l’Algomarine. Au moment de publier, le cargo avait dévié de sa trajectoire initiale et décidé de jeter l’ancre.

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Nanticoke, Ontario, Canada — Des activistes de Greenpeace qui voyageant à bord de l’Arctic Sunrise ont pris à l’abordage l’Algomarine, dans les eaux du lac Érié, en Ontario. Ce navire de marchandises doit livrer une cargaison de 30 000 tonnes de charbon à la centrale de Nanticoke. Des militants ont peint le message « Énergies vertes = Zéro charbon, Zéro nucléaire » sur la coque du charbonnier de 230 mètres. Certains d’entre eux se sont également enchaînés au mécanisme de chargement de l’Algomarine. Au moment de publier, ce navire avait dévié de sa trajectoire initiale et décidé de jeter l’ancre.

La centrale électrique de Nanticoke est la plus grosse centrale au charbon en Amérique du Nord et le plus important émetteur de gaz à effet de serre (GES) du Canada. Elle est aussi le plus grand émetteur de polluants générateurs de smog en Ontario Cette centrale a, par le fait même, une incidence importante sur la quantitié de smog généré au Québec puisque d’énormes quantités de polluants sont transportés par les vents dominants de l’ouest. À Montréal, 30 % des émissions polluantes du smog photochimique proviennent de l’Ontario. On estime que le smog est responsable de la mort de près de 6000 personnes par année en Ontario et est la cause de presque 2000 décès prématurés au Québec.

Pendant la précédente campagne électorale, le premier ministre libéral Dalton McGuinty avait promis de fermer progressivement toutes les centrales au charbon avant la fin de 2007. M. McGuinty a brisé sa promesse parce que les centrales nucléaires qui devaient fournir l’énergie de remplacement ne sont pas suffisamment fiables. Pendant la vague de chaleur de cet été, trois réacteurs sont tombés en panne, ce qui a entraîné une hausse de la consommation de charbon de près de 20 %. De plus, le gouvernement veut continuer à utiliser les centrales au charbon en attendant de construire de nouvelles centrales nucléaires, qui ne seront pas prêtes avant 10 à 15 ans.

M. McGuinty parle maintenant de fermer les centrales au charbon en 2014, mais Greenpeace n’y croit pas et s’attend à ce que le gouvernement soit forcé de briser sa promesse une fois de plus. « Greenpeace veut faire de l’énergie un enjeu électoral », explique Shawn-Patrick Stensil, de Greenpeace. « Nous mettons les chefs des partis d’Ontario au défi de s’engager à adopter des solutions énergétiques plus modernes et plus vertes, des solutions qui permettraient de fermer Nanticoke d’ici 2012. »

Selon une étude réalisée par l’Institut Pembina et le World Wildlife Fund publiée ce mois-ci, le fait de continuer à développer l’énergie nucléaire en Ontario aura pour effet de reporter la fermeture des centrales au charbon jusqu’en 2017. Pour atteindre son objectif de fermeture des centrales en 2014, le gouvernement McGuinty compte sur les centrales nucléaires existantes pour fournir l’énergie de remplacement. Or, comme le révèle l’étude, ces centrales sont vétustes et le gouvernement leur a attribué une fiabilité et une capacité de production supérieure à la réalité.

« Le développement de l’énergie nucléaire est un leurre dangereux. Les nouvelles centrales nucléaires ne permettront pas de fermer Nanticoke avant une dizaine d’années encore, et elles n’aideront en rien le Canada à respecter ses engagements de Kyoto », ajoute Shawn-Patrick Stensil. « Ça n’a pas de sens de dépenser plus de 40 milliards de dollars pour produire de l’énergie nucléaire en Ontario tout en continuant à brûler du charbon, surtout que nous avons accès à des solutions beaucoup plus simples et beaucoup plus rapides ».

Greenpeace croit que nous avons à choisir entre deux options : soit participer activement au réchauffement climatique pendant au moins trois ans encore, tout en continuant à accumuler des déchets qui demeureront radioactifs pendant des millions d’années, soit opter pour une solution moderne, économique et propre basée sur des politiques de conservation de l’énergie musclées, les énergies renouvelables et la production d’électricité localisée. Nous avons déjà la technologie pour implanter un système de consommation et de production de l’électricité écologique et durable. Il ne manque que la volonté politique.

Pour convaincre les politiciens de prendre des engagements clairs en faveur des énergies vertes en Ontario, Greenpeace invite ses membres et le grand public à s’adresser à leurs représentants politiques locaux et aux chefs des partis.

Lire le communiqué de presse

Pourquoi faut-il fermer Nanticoke avant 2011?

Pour voir des photos et des vidéos des militants en action

Agissez : exprimez votre mécontentement auprès des dirigeants des 4 partis en lice en Ontario

Zéro charbon, zéro nucléaire

des activistes de Greenpeace, qui voyageaient à bord de l’Arctic Sunrise, ont pris à l’abordage le navire de marchandises Algomarine, dans les eaux du Lac Érié, en Ontario. Ce cargo doit livrer 30 000 tonnes de charbon à la centrale de Nanticoke, sur le lac Érié. Des militants ont peint le message « Énergies vertes = Zéro charbon, Zéro nucléaire » sur la coque du navire pour sensibiliser les politiciens ontariens et les convaincre de remplacer le charbon polluant par des sources d’énergies plus vertes.

En savoir plus

Blocus de l’Algomarine non loin de la centrale au charbon de Nanticoke, Ontario