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Greenpeace, à l’unisson avec des milliers de scientifiques, est en faveur de l’imposition d’un moratoire sur le chalutage de fond en haute mer, cette pratique industrielle répandue qui laisse craindre pour la survie de milliers d’espèce marines encore inconnues.
AgrandirLe chalutage de fond consiste à traîner d’énormes filets très lourds sur le fond des océans. Les larges plaques de métal et les roues de caoutchouc attachées à ces filets se déplacent tout le long du fond et écrasent presque tout sur leur passage. Tout porte à croire que les espèces qui vivent en eau profonde sont très lentes à récupérer des dommages ainsi causés, et prennent plusieurs décennies, voire des centaines d’années – et parfois ne récupèrent jamais.
Si l’on permet que cela continue, les chalutiers de fond de haute mer détruiront les espèces des grands fonds, avant même que nous ayons découvert ce qui y existe.
Les scientifiques et les gouvernements (y compris le Brésil, l’Allemagne, le R.-U., le Palau, l’Australie et les É.-U.) à travers le monde réclament un moratoire sur la pêche au chalutage de fond en haute mer. Mais la position et les tactiques obstructionnistes du gouvernement canadien bloquent cette action aux Nations Unies.