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« La crise climatique nous affecte tous et le laisser-faire n'est pas une solution. Nous avons besoin de vraies solutions de la part de nos politiciens, affirme Virginie Lambert-Ferry, responsable de la campagne Climat-Energie pour Greenpeace. Des millions de personnes sont déjà menacés par les impacts du changement climatique et ce nombre ne fera que croître avec le temps. Nous avons besoin d'action maintenant. »
Si Greenpeace propose de diffuser son savoir-faire en termes de désobéissance civile, d’action directe et de mobilisation pacifique, l’organisation mettra également l’accent sur le débat d’idées. Dans cette optique, des intervenants d’Equiterre, d’Oxfam-Québec et plusieurs autres spécialistes animeront des ateliers. Au menu : un portrait du climat au Québec et au Canada, l’écojustice, le droit à la parole et à la manifestation, mais aussi des ateliers plus pratiques portant sur l’organisation d’une activité de désobéissance civile non-violente, l’utilisation des outils de communication.
« Le temps presse pour le climat et une grande partie de la population s’inquiète que rien ne soit fait par nos politiciens pour contrer les dérèglements climatiques, explique Virginie Lambert Ferry. Le Camp répond à la demande croissante de plusieurs citoyens qui, face à l’inertie de nos politiciens en la matière, désirent agir, mais ne savent pas par où commencer ».
Le Québec et le Canada disposent encore de 52 jours pour se mobiliser avant les pourparlers du sommet de Copenhague, devant débuter le 7 décembre prochain. Les négociations qui s’y tiendront porteront sur la suite à donner au Protocole de Kyoto et aux engagements des gouvernements dans la lutte contre les changements climatiques. Un enjeu de taille pour l’avenir de notre planète.
En août, la « saison » des Camps d'action pour le climat de Greenpeace débutait à Edmondon en Alberta, « terre d’accueil » des sables bitumeux et source importante de gaz à effet de serre au Canada. Depuis, Greenpeace a mené plusieurs actions de désobéissances civiles qui ont permis notamment de bloquer temporairement les opérations de Shell et de Suncor afin d’attirer l’attention des décideurs politiques internationaux sur les impacts environnementaux, climatiques et de santé qu’engendre l’exploitation des sables bitumineux.
Greenpeace a déjà organisé deux Camps d'action pour le climat à Edmonton et à Toronto. Deux autres camps suivront à Halifax et à Vancouver dans les mois à venir.
Pour plus d’information sur les camps : www.greenpeace.ca/camp-action