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G8 A ÉCHOUÉ!

G8 A ÉCHOUÉ!

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International —Nouveau théâtre, même scène: les politiques du Canada ont favorisé, encore, le déraillement des efforts pour sauver le climat. Cette fois-ci, c’était au sommet du G8 en Italie. Greenpeace a demandé l’appui de la population pour qu’elle demande aux gouvernements les plus riches du monde de prendre des mesures décisives sur les changements climatiques.






Canada: Une présence honteuse

Encore une fois, le Canada est perçu comme le vilain canard au sommet du G8 et rate l’opportunité de résoudre de façon définitive l’ultimatum climatique.

Présidé par le premier ministre Stephen Harper, le gouvernement canadien se détache de tout engagement qui nous écarterait d’une catastrophe climatique. « La position du G8 sur les changements climatiques est plutôt inquiétante, mais celle du Canada est de loin la plus alarmante », affirme Virginie Lambert-Ferry, responsable de la campagne Climat et Énergie de Greenpeace Québec. « Stephen Harper n’a aucune crédibilité lorsqu’il dit supporter les objectifs du G8 quant aux cibles à atteindre puisqu’il ne respecte même pas ses propres cibles nationales, des objectifs de réduction qui ne reflètent absolument pas l’urgence de la menace des émissions de gaz à effet de serre », fait remarquer la spécialiste du climat.

Le G8 reconnaît les prédictions scientifiques qui indiquent qu’une augmentation globale de la température moyenne de plus de deux degrés Celsius depuis le niveau enregistré à l’ère préindustrielle entrainera des impacts catastrophiques dus aux changements climatiques.

Le G8 demande une réduction de 80 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, mais a omis de spécifier l’année de référence de ce calcul, critère pourtant déterminant afin d’empêcher l’augmentation de la température de deux degrés Celsius. Malgré les promesses et le support apparent du premier ministre Harper, le ministre canadien de l’Environnement, Jim Prentice, a rapidement clarifié la position du Canada en méprisant la communauté internationale, affirmant que le Canada ne changera pas ses politiques climatiques et que les cibles planifiées étaient simplement trop ambitieuses.

« C’est à la population canadienne de demander l’appui de ses dirigeants au sujet de la crise climatique », affirme Virginie Lambert-Ferry. « Nous sommes à la croisée des chemins, nous avons besoin d’eux, car les leaders du gouvernement Harper demeurent totalement inactifs ».

Greenpeace appelle à l’action


Face à l’immobilisme de nos gouvernements, ce matin, des activistes de Greenpeace ont peint sur la coque du Civitavecchia, près de Rome: G8 A ÉCHOUÉ. Cette activité marque le point culminant d’une semaine de protestation de la part des partisans de Greenpeace à travers le monde, aux États-Unis, en Russie, en France et en Italie, exigeant du G8 qu’il détermine les conditions permettant d’établir une entente au prochain sommet des Nations Unies sur les changements climatiques, devant avoir lieu en décembre à Copenhague.

En Italie, plus de cent activistes ont occupé, peint et bloqué cinq centrales de charbon italiennes. Ces activités dénoncent le charbon, une énergie « tueuse » conformément au rôle qu’elle occupe dans le réchauffement du climat. Ils se sont également suspendus à des grues, appelant le G8 au leadership.

« Pendant que Greenpeace démontrait ce qu’est une vraie action en faveur de la stabilisation du climat, l’inaction du G8 a mené le monde encore plus près de la catastrophe climatique. Ils cachent leur manque de leadership derrière leur discours et leurs gestes vides de réelle volonté d’agir », dénonce Julien Vincent, de Greenpeace Australie, du haut de la cheminée de la Brindisi. « Nous demandons à toute la population d’agir pacifiquement d’une manière ou d’une autre, pour exiger des dirigeants qu’ils posent des cibles plus importantes visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre avant que la négociation du prochain traité sur le climat. »

Bilan du G8

Les dirigeants du G8 n’ont rien promis aux générations futures. Ils ont abandonné les plus vulnérables aux effets dévastateurs des changements climatiques. Cette rencontre était pourtant une opportunité historique pour changer le cours des choses. Les pays du G8 ont refusé de relever le défi de l’ultimatum climatique en n’atteignant pas les objectifs de réduction des émissions du milieu du trimestre et en reportant la discussion budgétaire pour permettre aux pays en voie de développement d'aborder le changement climatique au G20.

Aujourd’hui les chefs d’État du G8 ont prouvé qu’aucun programme concret de lutte contre les dérèglements du climat n’était à leur agenda.

Notre avenir est en jeu. « Bien qu’ils admettent que la température ne doit pas dépasser 2 degrés Celsius, aucun moyen n’a été mis en place pour éviter cette hausse. Les Nations Unies se rencontreront le 22 septembre pour aborder la crise climatique et nos dirigeants doivent être prêts. Le temps est à l’action », rappelle Guruswamy Ananthapadmanabhan, le directeur du programme international de Greenpeace.