Skip navigation.
L'extraction minière des sables bitumineux implique la destruction de 
la forêt boréale sur de vastes superficies.

Exploitation des sables bitumineux en Alberta

Agrandir

Montréal, Canada — Selon la croyance chrétienne, St-Paul aurait été converti sur le chemin de Damas lors de sa rencontre avec le Christ réssucité. À moins d’une convertion miraculeuse sur le chemin de Bali, il est fort probable que le gouvernement de Stephen Harper continuera à ignorer la réalité des changements climatiques. Pire, le gouvernement Harper va continuer à lancer des pierres aux « grands emetteurs » de gaz à effet de serre (GES) que seraient d’après lui les chinois et les indiens, et ceci dans le but évident de détourner l’attention de sa propre dérobade.

La rencontre des Nations-Unies sur les changements climatiques qui aura lieu à Bali en Indonésie du 3 au 14 décembre prochain, sera un moment clé pour l’avenir de cette planète. Malheureusement, le Canada de Stephen Harper va jouer au trouble-fête. En effet, Stephen Harper s’est lancé dans une croisade de désinformation et de sabotage sur Kyoto.

Pourtant, sur le chemin de Bali, on trouve de plus en plus de preuves de l’urgence d’agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada. Deux rapports internationaux récents révèlent ces faits : le rapport du GIEC et celui de l’ONU sur le développement humain.

Le rapport du GIEC : catastrophe climatique appréhendée

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC ) fondé en 1988 à la demande du G7, est un groupe des Nations-unies qui rassemble des centaines d’experts du monde entier provenant des universités, des centres de recherche, des entreprises et des ONG. Les travaux du GIEC lui ont valu le Prix Nobel de la paix cette année avec Al Gore. Le 4e rapport du GIEC a été rendu public le 17 novembre dernier à Valencia en Espagne. Encore plus alarmiste que les rapports précédants, le 4e rapport du GIEC prévoit pour ce siècle : une hausse de la température moyenne mondiale comprise entre 1,8 et 6.4° C une nouvelle réduction de la nappe glaciaire de l’hémisphère une élévation du niveau de la mer comprise entre 9 et 88 cm d’autres changements climatiques tels qu’une fréquence accrue de certains phénomènes météorologiques extrêmes (multiplication des canicules, sécheresses et inondations, fonte accélérée des glaces des pôles) plus de précipitations sous forme de pluie dans les régions nordiques du Canada, alors que le sud des Prairies pourrait manquer d’eau diminution des glaciers et des accumulations de neige dans les montagnes fonte et instabilité du pergélisol dans le Grand Nord multiplication des canicules, sécheresses et inondations, fonte accélérée des glaces des pôles et montée du niveau de la mer - et les nations les plus pauvres seront les plus touchées. dès 2020, entre 75 et 250 millions d’africains souffriront de manque d’eau les habitants des grandes villes asiatiques seront menacés par les inondations des rivières et de la hausse du niveau de la mer nombre d'espèces disparaîtront en Europe, et l'Amérique connaîtra des vagues de chaleur torrides.

Le GIEC conclut que les émissions de GES doivent être stabilisées d’ici 2015 et ensuite réduites.
Faute de quoi, les conséquences pourraient être désastreuses.

Le Rapport mondial sur le développement humain : le Canada pointé du doigt

Dans son rapport annuel 2007-2008, l’ONU cite la performance déplorable du Canada concernant les émissions de GES, le présentant comme un cas extrême et l’exemple à ne pas suivre. Cette situation est d’autant plus inexcusable que le Canada est un pays riche et occupe la 4e position dans le classement pour le développement humain.

Ce rapport est la meilleure réponse aux excuses pitoyables de Stephen Harper pour justifier l’inertie du Canada sur les émissions de GES qui ont augmenté, rappelons-le, de 27 % depuis 1990, alors qu’elles devraient diminuer de 6 %. Contairement à ce que dit Stephen Harper, les « grands émetteurs » ne sont pas les habitants des pays du sud. Chaque canadien produit en moyenne 20 tonnes de CO2 par an, comparativement à 3,84 tonnes per capita pour la Chine et 1,2 tonnes per capita pour l’Inde!

Sur le chemin de Bali : l’espoir

Par conséquent, c’est au Canada et aux autres pays les plus riches de réduire leurs émissions de GES afin d’avoir une chance de convaincre le reste du monde d’agir. La réunion de Bali aura un double défi : celui de vraiment mettre en place le protocole de Kyoto et de celui d’amplifier les efforts vers l’après Kyoto.

Stephen Harper ne sera peut-être pas sur le chemin de Bali et risque de rater sa conversion verte, mais cela ne doit pas nous empêcher de continuer à nous battre pour l’avenir de la planète et d’enclencher la [R]évolution énergétique et éviter les fausses solutions comme les biodiesels ou l’éthanol-maïs.

Participez à la marche pour le climat ce samedi 8 décembre à Montréal

À Bali, le Canada doit respecter Kyoto ! [ fiche d'information ]

Greenpeace escalade un pont pour protester contre l’exploitation des sables bitumineux

Afin de protester contre l’exploitation des sables bitumineux, quatre militants de Greenpeace se sont suspendus ce matin à plus de 40 mètres au-dessus de la rivière Saskatchewan Nord pour accrocher deux banderoles géantes sur le pont High Level à Edmonton. Les banderoles de 7x15 mètres sont bien visibles depuis le Parlement. On y voit une carte des projets d’exploitation des sables bitumineux ainsi que l’inscription « Stop the Tar Sands ». Ce coup d’éclat marque l’ouverture de la session parlementaire en Alberta aujourd’hui.

Comment sauver le climat

16 mai 2007

Vous souhaitez faire partie de la [R]évolution énergétique? Greenpeace met à votre disposition un guide pratique. Clair, concret, utile, ce guide est rempli de faits, de graphiques, d’étapes à traverser pour que les gens puissent réduire leur propre émissions de gaz à effet de serre (GES) ou leur pollution.

Nous pouvons – et devons – réduire nos émissions de GES de 50 % sous les niveaux de 1990 d’ici 2050. Les nations industrialisés doivent quant à elles réduire leurs émissions de 60 à 80% pour la même période. Si nous rencontrons ces objectifs, nous pouvons retenir la hausse du mercure mondial sous la barre des 2 degrés celsius. Les scientifiques du monde entier s’entendent sur ce point : cela est essentiel si nous voulons éviter que le climat se dérègle à un point où il serait hors de tout contrôle.

Les changements climatiques représentent une menace globale qui nécéssitent des actions internationales. Ce feuillet d’information est publié dans plusieurs pays du monde. Il explique ce que nous pouvons tous faire pour protéger la planète et notre climat. Nous n’avons plus de temps à perdre. Commençons dès maintenant à vivre nos vies en faisant attention à notre climat!

Téléchargez (pdf) (3 Mb)