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Un appel à l'action gravé dans le sable d'une plage, dédié aux 
candidats du congrès de Califirnie, aux États-Unis, les exhortant à 
agir dans les plus brefs délais afin d'instaurer des politiques qui 
réduiraient drastiquement les émissions de gaz à effet de serre.

Un appel à l'action gravé dans le sable d'une plage, dédié aux candidats du congrès de Califirnie, aux États-Unis, les exhortant à agir dans les plus brefs délais afin d'instaurer des politiques qui réduiraient drastiquement les émissions de gaz à effet de serre.

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Nairobi, Kenya — Feux de forêts hors de contrôle, inondations fréquentes, fonte rapide des glaciers et sécheresses dévastatrices… tous ces événements sont la preuve irréfutable du réchauffement de la planète, mettant fin une fois pour toutes au débat discordant provoqué par les sceptiques des changements climatiques.

Au lieu de cela, la communauté internationale pourra concerter ses efforts à trouver des solutions à la crise climatique lorsqu’elle se rencontrera ce mois-ci à Nairobi, au Kenya, pour la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Quelque 6000 participants, y compris des dirigeants étatiques de très haut niveau, des scientifiques et des écologistes, participeront à ce qui ne sera que la deuxième réunion des signataires du Protocole de Kyoto depuis que le traité sur les changements climatiques est entré en vigueur. Greenpeace a un statut officiel à la conférence et ses deux délégués officiels prônent une intervention urgente et une réduction radicale des gaz à effet de serre.

Un des plus importants problèmes qui sera discuté à la conférence est l’engagement des pays industrialisés du Protocole de Kyoto à réduire les émissions de gaz à effet de serre après 2012. Jusqu’à cette date, le résultat visé est une réduction de cinq pour cent sous les niveaux de 1990 pour les pays développés.

Cependant, Greenpeace lance le cri d’alarme qu’il doit y avoir une réduction beaucoup plus radicale des émissions afin de maintenir la hausse globale de la température sous les deux degrés au-dessus des niveaux préindustriels, la limite fixée par l’Union européenne, après quoi le réchauffement de la planète pourrait être  hors de contrôle et irréversible.

Même sous ce niveau, il est presque certain que l'augmentation de la fréquence des sécheresses, d’ouragans dévastateurs, de vagues de chaleur, de la réduction d'eau de fonte de glaciers et la mort des récifs coralliens représenteront un danger certain, voire mortel, pour des millions de personnes.  Les scientifiques sont de plus en plus inquiets du fait que la limite de l’UE est trop élevée.  Une étude récente de la NASA visant à définir les niveaux dangereux de changement a pu établir de manière concluante que le réchauffement doit être limité à 1,8 °C tout au plus au-dessus des niveaux préindustriels.

Même si les niveaux actuels de concentrations de gaz à effets de serre se maintiennent, la planète continuera de se réchauffer de 0,3 à 0,5 °C au-dessus de la température actuelle, ce qui verrait une augmentation de la température moyenne globale totale de 1,2 à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Au cours des prochaines décennies, même avec des réductions draconiennes des émissions, il est peu probable que les concentrations de gaz à effet de serre baisseront sous les niveaux actuels et ils atteindront vraisemblablement des niveaux considérablement plus élevés.  Face à ce réchauffement presque inévitable, des actions importantes sont nécessaires pour maintenir le réchauffement global moyen sous les 2 °C.

Il est impératif que les émissions globales atteignent leur sommet dans la prochaine décennie et commencent ensuite à décliner d'au moins 50 pour cent d'ici le milieu du siècle. Pour y arriver, il faudra que les nations industrialisées réduisent leurs émissions d’au moins 75 pour cent d’ici le milieu du siècle, conformément aux objectifs fixés par les pays européens et récemment adoptés par l’État de Californie pour sa politique climatique.

Greenpeace exhorte à réduire les émissions de 18 pour cent, tout au moins, pour la seconde période d’engagement de 2013 à 2017 et de 30 pour cent pour la troisième période d'engagement de 2018 à 2022. Des objectifs de cet ordre sont nécessaires afin d'éviter des changements dangereux dans les systèmes climatiques. De plus, Greenpeace est d'avis que les négociations pour la prochaine période doivent être conclues au plus tard en 2008.

Cependant, ce que propose le gouvernement canadien dans sa Loi canadienne sur la qualité de l'air est bien loin de ces objectifs. Il n'exige aucune réduction des émissions de gaz à effet de serre avant 2020, et ne fixe qu’un objectif lointain et inadéquat de réduction de 45 à 65 pour cent des niveaux de 2003 d’ici 2050. Ces objectifs ne respectent même pas les engagements du Canada sous le protocole de Kyoto.

Lire le blogue de Steven Guilbeault en direct de Nairobi