Actualité - 6 novembre, 2009
Vendredi s’est achevée à Barcelone la dernière série de discussions avant le sommet international sur le climat de Copenhague (à partir du 7 décembre). Une nouvelle fois, ces négociations préparatoires ont montré le faible engagement des pays industrialisés, en particulier des États-Unis.
Christophe Colomb pointe les États-Unis du doigt
Pour symboliser cette obstruction de l'administration américaine, des militants de Greenpeace ont déployé, à Barcelone, une banderole autour d'une statue de Christophe Colomb. On pouvait lire dessus : « Chaos climatique : qui est le coupable ? »
Ce monument commémore la découverte des Amériques par l'explorateur. Aujourd'hui, il pointe le doigt en direction du pays qui est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre et bloque en même temps toute perspective d'accord à Copenhague.
Les États-Unis ont une nouvelle fois pesé de tout leur poids pour s'opposer à la signature d'un accord légalement contraignant. Ils affichent de faibles objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Leur projet de loi sur le climat est plombé par de lourdes concessions accordées à l'industrie.
Le Canada, pour sa part, n'a guère fait mieux. Le pays a d'ailleurs reçu du Réseau action climat International trois « fossiles du jour » pour son rôle non constructif dans les négociations. La coalition, qui réunit près de 450 ONG, a aussi remis le prix citron ultime au pays de la feuille d'érable, soit le « fossile de la semaine ».
« Il est impératif d'interpeller notre gouvernement par tous les moyens possible à prendre la crise climatique au sérieux, explique Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace. La population rêve du jour où elle pourra célébrer les réussites d'un chef qui aura pris les engagements qu'il faut pour le climat. Et ce jour, ce pourrait être Copenhague ! »
Toutes les pièces sont en place pour la mise en application d'un accord contraignant à Copenhague. Le monde a maintenant besoin de politiciens qui le mettent en branle.
Vous pouvez faire pression sur vos politiciens en signant notre pétition KYOTOplus. Plus de 100 000 personnes l'ont déjà fait. Il n'est pas trop tard pour nous mobiliser et faire de Copenhague le succès dont notre planète a besoin.