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Dans le contexte des changements climatiques, les grandes zones de forêt boréale intacte seront plus aptes à récupérer et à résister aux conséquences des changements climatiques que celles qui sont fragmentées par des routes, l’exploitation forestière et minière.
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Avec cette annonce, près de 17 835 km2 de nouveaux territoires ont été mis de côté pour la conservation. La majorité de ces territoires se trouvent dans le Nord du Québec et très faible proportion se trouvent en forêt boréale commerciale.
Selon Greenpeace, Jean Charest démontre que son gouvernement fait du progrès pour porter la superficie totale de la province sous protection à 8%. Le hic, c’est qu’il ne faut pas uniquement regarder le pourcentage, il faut aussi examiner la qualité globale du réseau d’aires protégées et préserver les forêts les plus riches sur le plan de la biodiversité, celles qui sont menacées par l’exploitation forestière.
Ainsi, l’approche étroitement comptable du gouvernement actuel dans le dossier des aires protégées comporte des failles importantes, car la qualité du réseau d’aires protégées n’est pas garantie, même une fois l’objectif de 8% atteint. À cet égard, Greenpeace souligne le manque de territoires suffisamment grands pour préserver l’habitat d’espèces à grand domaine vital, comme le Caribou forestier. Par ailleurs, les scientifiques démontrent qu’une proportion adéquate de forêts intactes doit être mise en réserve pour la préservation de la biodiversité et pour la lutte aux changements climatiques. Finalement, la connectivité des aires protégées est essentielle.
En outre, le gouvernement de Jean Charest n’a toujours pas de vision pour mener la protection de la province du Québec au-delà de l’objectif de 8% de protection. Objectif qui date, rappelons-le, de 1999.
Bref, on attend de Jean Charest une vision inspirante pour la préservation de notre territoire et de nos dernières forêts intactes. Pour l’instant, ces éléments sont absents de son discours. Malgré la réforme du régime forestier qui est en cours, les coupes forestières en forêts intactes ne seront vraisemblablement pas diminuées.
L'intérêt des l’industries forestières et des minières passent encore trop souvent avant la protection de l’environnement et le respect des communautés locales et des Premières Nations.
Du point de vue de Greenpeace, la création d’un réseau d’aires protégées de qualité peut aller main dans la main avec une industrie forestière diversifiée. Par ailleurs, les acteurs des marchés internationaux n’hésitent pas à donner la préférence aux produits issus d’une gestion vraiment durable des forêts, ce qui doit inclure la préservation adéquate de territoires de forêts intactes.
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