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Aux petites heures du matin le 19 mars 2007, jour de dépôt du budget fédéral, des activistes de Greenpeace se sont enchaînés à la clôture de la résidence du Premier Ministre Harper, au 24, Sussex Drive.
AgrandirLe premier ministre Harper soutient que les objectifs du Protocole de Kyoto sont irréalistes et que nous ne disposons pas de la technologie nécessaire pour les atteindre. C’est faux. Au contraire, un rapport publié récemment par Greenpeace et le European Renewable Energy Council (intitulé Energy [R]evolution: A Sustainable World Energy Outlook) démontre qu’on pourrait très bien réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050, sans affecter le développement économique ni la fiabilité des approvisionnements en énergie.
« Le Canada a déjà en main toute la technologie verte qu’il faut pour réduire radicalement nos émissions de GES, ajoutait Steven Guilbeault. Ce qui manque, c’est la volonté politique. Le premier ministre Harper ne défend pas les intérêts des Canadiens, il défend les intérêts de l’industrie des sables bitumineux. »
Le gouvernement prétend aussi que l’atteinte de notre cible de Kyoto nuirait au développement économique. C’est faux aussi. L’ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, Nicholas Stern, affirme qu’on pourrait contrer les changements climatiques en investissant chaque année seulement un pour cent du produit intérieur brut mondial. Par contre, si nous n’agissons pas maintenant, la facture pourrait être jusqu’à 20 fois plus élevée à l’avenir.
« Une économie verte est synonyme de prospérité économique, concluait Steven Guilbeault. En combattant les changements climatiques, nous créerons des emplois. À l’opposé, l’inaction entraînera des coûts économiques, sociaux et environnementaux énormes. »
Pour prévenir les conséquences dangereuses des changements climatiques, Greenpeace a demandé au gouvernement Harper de commencer par respecter son engagement de Kyoto, soit une réduction des GES de 6 % par rapport à leur niveau de 1990 d’ici 2012. Ensuite, le Canada et les autres pays industrialisés devront accélérer la cadence et réduire leurs émissions par rapport à 1990 de façon plus marquée encore, soit de 30 % d’ici 2020, puis de 80 % d’ici 2050.
Personnes-ressources :
Steven Guilbeault
directeur de Greenpeace Québec et responsable de la campagne Climat et énergie
cellulaire : (514) 231-2650
Jocelyn Desjardins
responsable des communications
cellulaire : (514) 212-5749