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Rapport sur les principaux responsables du pillage d'une des dernières 
forêts anciennes du monde

Rapport sur les principaux responsables du pillage d'une des dernières forêts anciennes du monde

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Montreal, Canada — Un rapport de Greenpeace, dévoilé le 20 Août 2007, révèle l’identité de plus de 35 grandes compagnies canadiennes, américaines et européennes qui encouragent la destruction de la forêt boréale du Québec et de l’Ontario afin de fabriquer des produits de consommation courante.

Un rapport de Greenpeace, dévoilé le 20 Août 2007, révèle l’identité de  plus de 35 grandes compagnies canadiennes, américaines et européennes qui encouragent  la destruction de la forêt boréale du Québec et de l’Ontario afin de fabriquer  des produits de consommation courante.

Wal-Mart, BestBuy, Rona, Sears, Toys "R" US Coles/Indigo, Harlequin  Books, Time Inc., Penguin books US, Waz Essen et Office Max font entre autres partie des entreprises  qui achètent du bois ou  de la pâte à papier à des compagnies ayant de mauvaises pratiques forestières  telles qu’Abitibi-Consolidated, Bowater Kruger, ou encore SFK Pâte, une importante papetière.  Livres, revues, dépliants publicitaires, journaux et bois d’œuvre sont donc fabriqués à partir  d’arbres coupés dans les dernières zones de forêts intactes du Québec  et de l’Ontario, affirme Greenpeace dans ce rapport intitulé  Destruction en chaîne  : Rapport sur les principaux responsables du pillage de la forêt boréale.
  En publiant ce rapport, Greenpeace identifie publiquement les clients des compagnies forestières  récalcitrantes. Ces compagnies forestières et leurs clients conduisent à la destruction  des derniers massifs de forêts intactes de la forêt boréale du Québec et  de l’Ontario, l’une des dernières forêts anciennes du monde. À ce jour,  moins de 15% de la forêt boréale du Québec demeure intacte.

Ainsi, Greenpeace enjoint les marchés internationaux à agir en faveur de la protection  de la forêt boréale. L’accent doit être mis sur la forêt boréale  du Québec et de l’Ontario où, respectivement, moins de 5% et 9% de la forêt  est protégée contre le développement industriel. Greenpeace demande donc à Abitibi-Consolidated,  Bowater et Kruger de collaborer à mettre en réserve des territoires de haute valeur de  conservation. Les gouvernements du Québec et de l’Ontario sont également passablement écorchés  pour avoir manqué à leurs devoirs de gérer la forêt dans l’intérêt  public.

On y apprend également que plus de 68% des territoires sous droits de coupe de ces compagnies  forestières sont fragmentés ou rasés à blanc – une superficie équivalant à 200  000 km2, soit 545 fois la superficie de Montréal ou 3 fois et demi la taille de la Nouvelle-Écosse.  Enfin, Greenpeace s’en prend également aux très durs et interminables conflits  entre les Premières nations et ces quatre compagnies forestières.

Plus de 41,9 milliards de $ de produits forestiers sont exportés chaque année, la majeure  partie provenant des pratiques destructrices de ces compagnies dans la forêt boréale du  Québec et de l’Ontario. Greenpeace demande aux clients corporatifs de ces quatre compagnies  forestières de suspendre temporairement leurs contrats faramineux, le temps que des compagnies  prennent des mesures concrètes sur le terrain pour protéger la forêt.

Finalement, Greenpeace appelle les marchés internationaux à tout faire pour infléchir  la situation au Québec et en Ontario.

Consulter le rapport

Lancement du rapport « Destruction en chaîne » - Mélissa Filion, responsable de la campage forêt au Québec

Vidéo - « Destruction en chaîne » - Rapport sur les responsables du pillage d'une des dernières forêts anciennes du Monde. Mélissa Filion, responsable de la campage forêt boréale pour Greenpeace au Québec présente le rapport.