Greenpeace marque la colline parlementaire de l'échec du gouvernement Harper sur le climat

Actualité - 25 novembre, 2011
Tôt ce matin, alors que s’ouvre la conférence climatique de Durban, en Afrique du Sud, Greenpeace s’est rendue sur la colline parlementaire afin d’exposer l’échec du gouvernement Harper en matière de climat. Au moyen d’immenses lettres illuminées, les militants ont lancé le message climate fail (climat : échec) afin de dire au premier ministre Harper qu’il doit écouter sa population, pas les pollueurs et que le temps est venu pour le pays de participer à la recherche de solutions à la crise climatique.

 

« Le gouvernement Harper continue d’abandonner sa population et la communauté internationale sur la question la plus urgente de notre temps », a déclaré Christy Ferguson, Coordonnatrice de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace. « Nous devons tourner le dos aux sables bitumineux et faire du pays un leader dans la lutte aux changements climatiques. »

Le Canada n’a pas respecté les engagements qu’il s’était donnés dans le cadre du protocole de Kyoto et s’oppose au prolongement de l’accord. Au rythme actuel, le Canada n’atteindra pas sa propre cible de réduction fixée par le gouvernement Harper en 2009, une cible qui, même si elle est respectée, est inadéquate pour s’attaquer aux changements climatiques. Selon la communauté scientifique, les nations industrialisées doivent réaliser des réductions beaucoup plus importantes pour éviter des conséquences catastrophiques des changements climatiques.

Ces positions et autres décisions ont mérité dernièrement au Canada les critiques de la communauté internationale. Celle-ci l’accuse de perturber les négociations internationales sur le climat et de saboter les efforts des autres nations pour mettre en place une entente mondiale efficace pour reprendre le contrôle du climat mondial.

« Nous devons de toute urgence bâtir une entente mondiale juste et efficace pour renverser la crise climatique », ajouté Christy Ferguson. « Selon The Global Humanitarian Forum, au cours de la dernière année seulement, 300 000 personnes ont péri de causes liées aux changements climatiques. L’heure n’est plus à l’intimidation ni aux tactiques d’entrave. L’heure est aux solutions. »

Le 23 novembre dernier, Greenpeace publiait un rapport dévoilant la collusion existant entre le gouvernement Harper et des entreprises et association qui opèrent dans l’exploitation des sables bitumineux. Intitulé Who’s Holding Us Back, le rapport démontre comment Shell et l’Association canadienne des producteurs pétroliers contribuent à l’inaction du Canada dans le dossier du climat et essaient de faire dérailler le progrès à l'étranger.

C’est la deuxième fois que Greenpeace se rend sur la colline parlementaire à la journée d’ouverture d’une conférence des Nations unies sur le climat. La première fois, c’était en 2009, lors de l’ouverture des négociations à Copenhague. Ce jour-là, Greenpeace a grimpé sur les toits des édifices du Parlement et a déroulé une bannière sur laquelle on pouvait lire : « L’inaction climatique coûte des vies ». Le message soulignait la non-participation du premier ministre Harper et de l’ancien chef de l’opposition Ignatieff aux efforts pour stopper les pertes croissantes de vies humaines provoquées par une crise climatique de plus en plus grave.

L’intensification de l’exploitation des sables bitumineux, la croissance la plus rapide de gaz à effet de serre au Canada, emprisonnera le pays dans une économie qui générera d’importantes quantités de carbone pendant de nombreuses décennies. « Le Canada doit cesser d’alimenter, avec son carburant sale, le feu des changements climatiques et embrasser la révolution des énergies propres », précise Keith Stewart, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace. « Le temps est venu de mettre un terme à l’exploitation des sables bitumineux. »