Fait saillants au sujet de la centrale Gentilly-2

Page - 10 août, 2008

Gentilly-2 en bref

  • Gentilly-2 produit moins de 3 % de l'électricité consommée au Québec.
  • En 1973, Hydro-Québec a signé une entente avec le gouvernement fédéral pour la construction de Gentilly-2 et l'installation d'un réacteur CANDU 6, conçu par Énergie atomique du Canada au début des années 1970.
  • Les coûts de construction de Gentilly-2 (1,36 milliard $) ont été quatre fois plus élevés que prévu (302 millions $) - un surplus de plus de un milliard $.
  • En 1978, le gouvernement du Québec a adopté un moratoire sur la construction des centrales nucléaires.
  • L'estimation d'Hydro-Québec des coûts de réfection pour Gentilly-2 a presque doublée, passant de 845 millions $ 1,5 milliard $.
  • Jusqu'ici, le réacteur de Gentilly-2 a généré plus de 2500 tonnes de déchets hautement radioactifs qui devront être isolés de l'environnement pendant un million d'années.
  • Hydro-Québec n'a jamais construit de site d'entreposage à long terme pour les déchets radioactifs - pourtant le réacteur est en fonction depuis près de 30 ans.
  • En 1994, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a demandé à Hydro-Québec de rendre publiques toutes les études économiques et techniques concernant la rénovation de Gentilly-2. Cela n'a pas été fait.
  • En 2005, le BAPE a demandé à Hydro-Québec de présenter un plan de gestion socialement acceptable pour les déchets hautement radioactifs. Cela n'a pas été fait.
  • La centrale Gentilly-2 a été construite bien avant l'écrasement des avions dans les tours du World Trade Center le 11 septembre 2001. La centrale ne pourrait pas résister à une pareille attaque terroriste.
  • Depuis les attentats du 11 septembre, les normes internationales exigent que les nouvelles centrales nucléaires soient construites de façon à mieux résister à une éventuelle attaque terroriste. Gentilly-2 ne répondrait pas à ces normes.
  • Le réacteur de Gentilly-2 a le même défaut de conception que le réacteur qui a explosé à Chernobyl. Ce défaut, un « coefficient de vide positif », peut entraîner un emballement incontrôlé des réactions nucléaires. Les normes internationales actuelles ne permettent pas la construction de nouveaux réacteurs comportant ce défaut de conception.
  • L'Ontario a abandonné son projet de construction d'un réacteur CANDU 6 parce que les modifications requises étaient trop importantes, même pour répondre aux normes peu sévères en vigueur au Canada.
  • En juin 2008, Greenpeace a publié un rapport préparé par un expert en sécurité nucléaire qui révélait qu'aucun des trois réacteurs que l'Ontario envisage d'installer ne devrait être approuvé parce qu'ils présentent trop de défauts de conception.
  • En matière de sécurité, le réacteur de Gentilly-2 est encore moins élaboré que ceux que l'Ontario examine.