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Des activistes de Greenpeace ont parcouru les allées de supermarchés afin d'affixer des autocollants avertissant les consommateurs sur les produits contenant des OGM.
AgrandirEn effet, selon le MAPAQ, il n’en coûtera pas 150 à 200 M $ pour l’étiquetage obligatoire, comme l’a estimé en 2000(2) l’industrie agroalimentaire, mais plutôt 28 M $. De même, les coûts annuels pour le gouvernement du Québec seraient seulement de 1,7 M $. Rappelons que monsieur Jean Charest et le Parti Libéral du Québec avait clairement promis l’étiquetage obligatoire des OGM avant les élections de 2003.(3)
« Cela confirme que l’industrie de l’agroalimentaire a grossièrement exagéré les coûts annuels de l’étiquetage obligatoire des OGM, et ceci sans aucun doute, afin de faire peur aux législateurs pour les empêcher d’aller de l’avant avec l’étiquetage obligatoire des OGM », constate Éric Darier de Greenpeace. « En fait, l’étiquetage obligatoire des OGM coûterait 7 fois moins cher par an que ce que l’industrie a toujours prétendu ». De plus, après avoir promis l’étiquetage, les Libéraux ont promis une étude économique, puis promis d’attendre le fédéral et les provinces. « Ce dernier changement de discours du gouvernement correspond à la période ou il a reçu l’étude », reprend Éric Darier. « Non seulement, le gouvernement a brisé ses promesses, mais il a tenu les Québécois dans l’ignorance en plus de leur fabriquer des leurres ».
« Cependant, même les coûts identifiés demeurent hypothétiques et l’étude du MAPAQ sous-estime les capacités d’innovation et d’adaptation des entreprises », affirme Charles Tanguay de l’Unions des consommateurs. « Il faut se rappeler que dans les quelques 45 pays qui ont adopté l’étiquetage obligatoire des OGM, aucun n’a pu documenter des impacts économiques négatifs significatifs. De toute manière, le droit à l’information des consommateurs est un droit fondamental reconnu par les Nations-unies »
« Même dans le cas où il y aurait des coûts supplémentaires pour l’étiquetage obligatoire des OGM, il serait pertinent de se demander qui devrait payer », croit Nalini Vaddapalli d’Option consommateurs. « Serait-ce aux consommateurs qui ne veulent pas manger d’OGM de payer ? Les consommateurs qui achètent des produits certifiés biologiques pour éviter les OGM payent déjà une surprime. Pourquoi les agriculteurs qui ne produisent pas d’OGM devraient-ils payer les coûts de la traçabilité et de la ségrégation pour un produit dont ils n’obtiennent pas un avantage ? »
« L’étiquetage obligatoire des OGM permettrait également la mise en place d’un système de traçabilité qui permettrait d’identifier la source de contamination causée par les OGM et donc de protéger les agriculteurs victimes de contamination », croitBenoît Girouard de l’Union paysanne. « Mais d’une manière plus importante, l’étiquetage obligatoire permettrait aux agriculteurs de produire des aliments sans OGM comme le veut d’ailleurs la majorité écrasante des consommateurs. Le non-OGM c’est l’avenir ! »,
Enfin, les 28 M $ que coûterait l’étiquetage à l’industrie agroalimentaire sont peu de choses comparativement aux revenus de 1,2 milliards de dollars des trois géants de la distribution (Loblaws, Métro et IGA) pour l’exercice 2005-2006. À eux trois, ils présentent un faramineux chiffres d’affaires de 45 millards de $. À elle seule, Monsanto, cette multinationale américaine qui commercialise 90 % des OGM sur la planète, a fait 800 M $ de profit pour la seule année 2006.
Pour plus de renseignements
Éric Darier, Greenpeace - cell. : 514 605-6497
Charles Tanguay, Union des consommateurs - cell. : 514 743-0419
Claude Girard, Option consommateurs - tél. : 514.598.0620, poste 240
Benoît Girouard, Union paysanne - cell. : 514 605-6800
André Nault, AmiEs de la Terre de l'Estrie - tél. : (819) 564-3175
Anne-Marie Turmel, AmiEs de la Terre de Québec - tél. : (418) 529-0920
Denis Falardeau, Acef de Québec - cell. : (418) 999-0925
Jocelyn Desjardins, Communication, Greenpeace - cell. : 514-212-5749