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Des activistes de Greenpeace ont parcouru les allées de supermarchés 
afin d'affixer des autocollants d'avertissement sur les produits 
contenant des OGM.

Des activistes de Greenpeace ont parcouru les allées de supermarchés afin d'affixer des autocollants avertissant les consommateurs sur les produits contenant des OGM.

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Montréal, Québec, Sherbrooke, Canada — Une étude économique donne le feu vert au prochain gouvernement pour mettre en place l’étiquetage obligatoire des OGM. Une vaste coalition d’organismes regroupant agriculteurs, consommateurs et écologistes rend publique une évaluation critique d’une étude entreprise par le ministère de l’agriculture du Québec (MAPAQ)(1).

Cette évaluation confirme que les coûts de l’étiquetage obligatoire des OGM (organismes génétiquement modifiés) au Québec seraient largement inférieurs à ce qu’a toujours avancé l’industrie agroalimentaire. Ce rapport devrait lever le dernier obstacle au dépôt rapide d’un projet d’étiquetage obligatoire des OGM par le prochain gouvernement du Québec.

En effet, selon le MAPAQ, il n’en coûtera pas 150 à 200 M $ pour l’étiquetage obligatoire, comme l’a estimé en 2000(2) l’industrie agroalimentaire, mais plutôt 28 M $. De même, les coûts annuels pour le gouvernement du Québec seraient seulement de 1,7 M $. Rappelons que monsieur Jean Charest et le Parti Libéral du Québec avait clairement promis l’étiquetage obligatoire des OGM avant les élections de 2003.(3)

« Cela confirme que l’industrie de l’agroalimentaire a grossièrement exagéré les coûts annuels de l’étiquetage obligatoire des OGM, et ceci sans aucun doute, afin de faire peur aux législateurs pour les empêcher d’aller de l’avant avec l’étiquetage obligatoire des OGM », constate Éric Darier de Greenpeace. « En fait, l’étiquetage obligatoire des OGM coûterait 7 fois moins cher par an que ce que l’industrie a toujours prétendu ». De plus, après avoir promis l’étiquetage, les Libéraux ont promis une étude économique, puis promis d’attendre le fédéral et les provinces. « Ce dernier changement de discours du gouvernement correspond à la période ou il a reçu l’étude », reprend Éric Darier. « Non seulement, le gouvernement a brisé ses promesses, mais il a tenu les Québécois dans l’ignorance en plus de leur fabriquer des leurres ».

« Cependant, même les coûts identifiés demeurent hypothétiques et l’étude du MAPAQ sous-estime les capacités d’innovation et d’adaptation des entreprises », affirme Charles Tanguay de l’Unions des consommateurs. « Il faut se rappeler que dans les quelques 45 pays qui ont adopté l’étiquetage obligatoire des OGM, aucun n’a pu documenter des impacts économiques négatifs significatifs. De toute manière, le droit à l’information des consommateurs est un droit fondamental reconnu par les Nations-unies »

« Même dans le cas où il y aurait des coûts supplémentaires pour l’étiquetage obligatoire des OGM, il serait pertinent de se demander qui devrait payer », croit Nalini Vaddapalli d’Option consommateurs. « Serait-ce aux consommateurs qui ne veulent pas manger d’OGM de payer ? Les consommateurs qui achètent des produits certifiés biologiques pour éviter les OGM payent déjà une surprime. Pourquoi les agriculteurs qui ne produisent pas d’OGM devraient-ils payer les coûts de la traçabilité et de la ségrégation pour un produit dont ils n’obtiennent pas un avantage ? »

« L’étiquetage obligatoire des OGM permettrait également la mise en place d’un système de traçabilité qui permettrait d’identifier la source de contamination causée par les OGM et donc de protéger les agriculteurs victimes de contamination », croitBenoît Girouard de l’Union paysanne. « Mais d’une manière plus importante, l’étiquetage obligatoire permettrait aux agriculteurs de produire des aliments sans OGM comme le veut d’ailleurs la majorité écrasante des consommateurs. Le non-OGM c’est l’avenir ! »,

Enfin, les 28 M $ que coûterait l’étiquetage à l’industrie agroalimentaire sont peu de choses comparativement aux revenus de 1,2 milliards de dollars des trois géants de la distribution (Loblaws, Métro et IGA) pour l’exercice 2005-2006. À eux trois, ils présentent un faramineux chiffres d’affaires de 45 millards de $. À elle seule, Monsanto, cette multinationale américaine qui commercialise 90 % des OGM sur la planète, a fait 800 M $ de profit pour la seule année 2006.

Notes
  1. Étude économique sur les coûts relatifs à l’étiquetage obligatoire des filières génétiquement modifiées (GM) versus non-GM au niveau québécois. 143 pages, MAPAQ.
    (document pdf)
  2. Economic impact study : potential costs of mandatory labeling of food derived from biotechnology in Canada. KPMG 2000
    (document pdf)
  3. Les priorités d’actions politiques du PLQ prévoyaient notamment de : « développer une politique rendant obligatoire l’étiquetage de tous les aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM), qu’il s’agisse d’aliments non transformés, d’aliments transformés ou d’intrants utilisés dans la transformation. » (Des aliments sains de la terre à la table – janvier 2003, PLQ, p. 10)

Pour plus de renseignements

Éric Darier, Greenpeace - cell. : 514 605-6497
Charles Tanguay, Union des consommateurs - cell. : 514 743-0419
Claude Girard, Option consommateurs - tél. : 514.598.0620, poste 240
Benoît Girouard, Union paysanne - cell. : 514 605-6800
André Nault, AmiEs de la Terre de l'Estrie - tél. : (819) 564-3175
Anne-Marie Turmel, AmiEs de la Terre de Québec - tél. : (418) 529-0920
Denis Falardeau, Acef de Québec - cell. : (418) 999-0925
Jocelyn Desjardins, Communication, Greenpeace - cell. : 514-212-5749

Combien coûterait l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec ?

18 mars 2007

Une vaste coalition d'oganisations regroupant agriculteurs, consommateurs et écologistes font une évaluation critique de l'étude sur les coûts de l'étiquetage obligatoire des OGM faite par le gouvernement du Quebec. Cette évaluation conclut que l'étiquetage obligatoire des OGM n'est pas aussi cher que ce que l'industrie agroalimentaire et le gouvernement craignaient. Le prochain gouvernement du Québec pourra aller de l'avant avec l'étiquetage obligatoire des OGM s'il en a la volonté politique.

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Évaluation des coûts occasionnés par un éventuel étiquetage obligatoire des OGM au Québec

12 mars 2007

Étude économique sur les coûts de l'étiquetage obligatoire des OGM au Québec faite par Martin Cloutier, professeur à l'UQAM pour le compte du ministère québécois de l'agriculture, des pêcheries et de l'alimentation

Téléchargez (pdf) (622 Kb)

Economic impact study : potential costs of mandatory labeling of food derived from biotechnology in Canada

01 décembre 2000

Étude économique sur les coûts de l'étiquetage obligatoire des OGM au Canada faite par l'industrie agroalimentaire en 2000 (en anglais)

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