Greenpeace confronte des baleiniers japonais

Sanctuaire de baleines de l’Océan Antarctique

Actualité - 11 janvier, 2008
Après dix jours de recherche dans l’Océan Antarctique, le navire de Greenpeace, l’Esperanza, confronte depuis vendredi une flotte japonaise de chasse à la baleine dans les eaux du sanctuaire de baleines de l’Océan austral.

Le Nisshin Maru, navire de chasse à la baleine du gouvernement japonais, prend la fuite, chassé hors du sanctuaire baleinier de l'Océan Antarctique par le navire de Greenpeace Esperanza. C'est suite à une pooursuite sans relache de plus de 24 heures que que Greenpeace a finalement repoussé le Nisshin Maru hors des territoires de chasse à la baleine des mers australes. Si le navire devait reprendre la chasse à la baleine, les activistes de Greenpeace passeront à l'action directe non-violente.

Dès l'arrivée de l'Esperanza, la flotte japonaise a tenté de prendrela poudre d'escampette, mais le navire de Greenpeace s'est aussitôt misà ses trousses et une course-poursuite à grande vitesse a suivi.

Tandisque la flotte japonaise fuit, les baleiniers sont dans l'impossibilitéde pratiquer toute chasse à la baleine. Si ceux-ci s'avisent de chasserles baleines, l'équipage de l'Esperanza, composée d'activistes venantdu monde entier, est prête à agir de façon non-violente et directe pourempêcher le massacre - cautionné par le gouvernement japonais - de prèsde 1000 baleines, y compris de 50 rorquals communs menacésd'extinction. [1]

Dansun message radio transmis en anglais et en japonais, le responsable dela campagne Baleines de Greenpeace Japon, Sakyo Noda, a fait savoir àla flotte de chasse à la baleine que « le navire de Greenpeace estprésent en mer australe pour condamner cette chasse, qui vise aussi desespèces menacées, et pour demander à vos navires de quitterimmédiatement ce sanctuaire baleinier de l'Océan Antarctique et deretourner immédiatement à quai. Votre soi-disant expéditionscientifique est une fraude. Elle a été jugée inutile par la Commissionbaleinière internationale. Les recherches scientifiques sur lesbaleines n'exigent pas qu'elles soient massacrées ».

Au moment oùla flotte japonaise a quitté le port de Shimonoseki, en novembredernier, le gouvernement du Japon a confirmé que l'unique but de sonsoi-disant programme scientifique est de provoquer un retour à la pêcheà la baleine commerciale.

« Les Japonais n'appuient pas du tout la chasse à la baleine [2]qui est pratiquée en leur nom et avec leurs taxes », affirme JunichiSato, coordonnateur de la campagne Baleines de Greenpeace Japon. « Letemps est venu pour le premier ministre Fukuda de mettre fin auscandale de la chasse à la baleine et de rappeler sa flotte au Japon ».

Cetteconfrontation marque la neuvième expédition de Greenpeace dans l'OcéanAntarctique pour défendre les baleines et la seconde en douze mois. Enfévrier 2007, l'Esperanza a porté assistance et a escorté le NisshinMaru à l'extérieur de cette zone après qu'un incendie qui a ravagé lenavire au point de le rendre inopérant. Un membre d'équipage du NisshinMaru a perdu la vie dans cet incendie.

Notes :

1.La flotte baleinière japonaise s'est fait attribuer une quote-part de935 petit rorquals et 50 rorquals communs en voie de disparition. Endécembre 2007, après plusieurs mois de pressions sur la scèneinternationale, le Japon a décidé d'abandonner sa quote-part pour 50baleines à bosses menacées.

2. Sondage réalisé, en juin 2006, pour le compte de Greenpeace par le Nippon Research Centre.[ en anglais ]

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